Togo, Manifestations de la Résistance, jour 1 : Faure Gnassingbé lâche ses miliciens tueurs sur les villes. Au moins 2 morts déjà dont un enfant de 11 ans. De nombreux blessés.

La situation est quasi insurrectionnelle dans certaines grandes villes du Togo.

Lomé

Difficile de rejoindre certains quartiers de Lomé ce mercredi, car des jeunes ont posé des barricades sur les principales artères de la ville. Que ce soit l’avenue augustine de Souza, les boulevards Notre-Dame-des-Apotres, Felix-Houphouet-Boigny, Oti, Malfakassa, le grand et le petit contournements de Lomé, la Nationale N1 au niveau d’Agoè, des pneus brulés jonchent les voies.

les forces de l’ordre, militaires, avec des tirs de gaz lacrymogènes, des bâtons, des tirs à balles réelles ont affronté les manifestants lançant de pierres. Les protestataires jugent arbitraire la soit-disant interdiction de faire des marches les jours ouvrables.

Des miliciens du pouvoir togolais armés, cagoulés et munis de bidons d’essence sillonnent les quartiers nord et ouest de Lomé à bord de pick-up non immatriculés, menacent et passent à tabac les populations. Ils sont appuyés par des cargaisons de militaires.

Au quartier Attikoumé, c’est devant des forces de l’ordre qu’ils agissent impunément. Celles-ci procèdent à des arrestations de manifestants ou de tout passant utilisant les voies menant ou près des lieux de rassemblement.

Pour répondre à cette provocation, les populations surtout jeunes ont dressé des barricades et brûlent des pneus partout dans la ville. Lomé ressemble en cet instant à un champ de bataille. Difficile de circuler.

Bilan provisoire des affrontements : Au moins 2 morts. Un enfant de 11 ans tué par balle en plein coeur à Bé Gakpoto et un jeune tué à arme blanche à Agoé par les miliciens du régime.

Sokodé

Au Nord du pays, dans la ville de Sokodé, les militaires venus du camp d’Alédjo passent à tabac depuis 3h du matin les populations qui pour la plupart se sont réfugiées dans la brousse.

Certains jeunes de la ville s’organisent et répondent avec des tirs de flèches et lynchent des militaires qu’ils arrivent à piéger.

Bafilo

À Bafilo, le chaos est total. Comme lors des précédentes expéditions punitives, les militaires ne font pas dans la dentelle. Ils ratissent large, frappent tout ce qui bouge, pillent, volent et cassent tout. Des jeunes et des femmes ont dû fuir la ville pour se réfugier dans les champs. Ils y ont monté des camps de fortune et des abris, installé des moustiquaires et font des feux de bois la nuit pour s’éclairer.

En ville, les courageux résistent aux militaires et miliciens du RPT-UNIR. La situation est explosive.

Togo, Manifestations de la Résistance, jour 1 : Faure Gnassingbé lâche ses miliciens tueurs sur les villes. Au moins 2 morts déjà dont un enfant de 11 ans. De nombreux blessés.

Le plan des sécurocrates en oeuvre

Comme l’avait annoncé Christophe Tchao, président du groupe parlementaire URINE de brûler le Togo, il n’a pas hésité avec ses complices au pouvoir à mettre à exécution leur plan machiavélique.

Désespérés, nombreux sont les Togolais qui n’hésitent plus à appeler au secours et à clairement demander des armes pour faire face à la barbarie de la minorité pilleuse au pouvoir qui a pour force de frappe l’armée clanique et ethniciste appelée Forces armées togolaises (FAT) et dont certains de ses officiers ouverts au changement sont aussi pris en otage tout comme leurs compatriotes.

Opposition coalisée

Quatorze partis de l’opposition ont appelé leur militants et sympathisants à manifester dans les rues de Lomé et dans d’autres villes du pays, en passant outre l’interdiction du gouvernement.

Mardi, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, a assuré à ses militants qu’ils ne fléchiront pas face à cette mesure gouvernementale.

Mercredi matin, sur une radio locale, le ministre de l’insécurité Yark Damehane, le monsieur répression en chef du régime de Faure Gnassingbé, a indiqué que le gouvernement ne se laissera pas faire.

Mardi, de violents heurts avaient éclaté à Sokodé après l’arrestation d’un imam proche du PNP, faisant quatre morts – deux adolescents et deux soldats lynchés par la foule ( pas de preuves pour ces derniers).

Source : Anani Sossou + VOA + 27avril.com

27Avril.com

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