Togo- Convocation ou invitation pour une audition éhontée : Que fera cette HAAC désormais ?

TELOU-PRESIDENT-HAAC

De quelles informations disposaient Pitalounani Télou et ses membres dont le mandat est terminé depuis le 09 juin 2021 avant d’oser tendre un courrier pour audition au Directeur de publication du journal “Liberté” ? La question mérite d’être posée.

On se rappelle. Il y a exactement une semaine, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) convoquait le confrère “Liberté” pour une séance d’audition le 20 juillet prochain. Cette convocation intervient suite à un article publié par le quotidien togolais à sa une: “Attaque djihadiste ou bavure militaire: des doutes sur le drame de Natigou”. Un article en lien avec le drame de Natigou ayant fait 7 morts et 2 blessés.

Dans cet article, non seulement le journal s’était limité à des analyses des éléments visibles de la bavure -que personne n’osait aborder-, mais il a juste posé des interrogations ; une façon de laisser la porte ouverte et de ne pas affirmer. Mais c’était suffisant pour le président de la HAAC pour faire signer par délégation de pouvoirs, un courrier de convocation.

Heureusement que dans un communiqué rendu public quelques jours après le drame, les Forces Armées Togolaises (FAT) confirmaient elles-mêmes cette thèse de bavure. On se demande maintenant dans quelle posture les membres de la HAAC doivent-ils se trouver après le communiqué des FAT ayant accrédité la thèse de la bavure ? L’analyse journalistique est loin des reportages auxquels sont habitués la plupart des membres de la HAAC, à l’exception du propriétaire du journal LIBERTE. Justement.

Mercredi 20 juillet 2022 n’est plus loin. Même si un autre courrier venait à décommander la rencontre avant le jour J, le coup est déjà parti ; la HAAC a montré les limites et les carences de l’Institution de la République. Mais au cas où la rencontre tiendrait, on craint de voir les représentants du journal Liberté donner un cours en analyses journalistiques ou en investigations à bon nombre des membres sortant qui ne doivent plus émarger dans cette Institution après le mandat actuel qui n’aura que trop duré.

Ils ont « versé le visage de la HAAC par terre », à force de vouloir donner l’impression de mieux connaître les bases du journalisme que les journalistes eux mêmes.

La Nouvelle avec IciLome.com

Source : icilome.com