Fabbi Kouassi questionne les agissements du PNP et le suivisme du CAR 22 septembre 2018

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Par Marcelle Apévi, togo-online.co.uk

Incompréhension fut la première impression, lorsque pour la première fois le Parti National Panafricain (PNP) de Salifou Atchadam Tikpi s’est désolidarisé des activités de la coalition. On a tenté d’expliquer aux populations qu’il n’y avait aucun problème à ce propos et que chaque acteur était libre de ses propres activités, à côté de l’essentiel utile qui reste et demeure les profondes aspirations du peuple très assoiffé de l’alternance, la démocratie, l’État de droit, la justice…

La même explication a été donnée lorsque dans un message vocal qui a fait le tour de la toile, une voix prêtée à Ouro-Dzikpa Tchatikpi démobilisait les populations d’Agoè, face à un meeting de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). La voix expliquait que les populations d’Agoè étaient déjà aguerries et n’ont plus besoin d’être sensibilisées sur quoi que ce soit.

Plus les jours passent, plus les faits deviennent très têtus et conduisent à des questionnements sur ce qui se cache concrètement sous ces agissements du PNP qui semble remette en cause tout projet de manifestation de la C14.

Il faut rappeler que lorsqu’il était question d’abandonner les manifestations pour donner une chance au 27ème dialogue, c’est bel et bien le PNP qui avait pris cet engagement. Les 13 autres partis ont été solidaires à cette position du PNP, malgré leur position contradictoire sur le principe.

Aujourd’hui, il est claire que le PNP soit toujours dans sa logique de négociation en douce avec l’obligation à lui imposer par X pour ne plus manifester. Sauf qu’il perd de vue la roublardise de ce régime qui ne respecte jamais la parole donnée. La preuve, malgré les injonctions des facilitateurs, les personnes emprisonnées ne sont toujours pas libérées. Plutôt, le régime en rajoute.

Des faits qui suscitent forcément ces multiples interrogations formulées par Fabbi Kouassi, journaliste indépendante au Togo. Dans une note postée sur sa page facebook, la journaliste se demande si “ceux qui au sein de la C14 tentent de s’opposer aux manifestations de rues peuvent expliquer leur projet à l’opinion”. Elle interpelle Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la C14 à “faire fi de ceux qui maintiennent le statu quo au sein de la coalition et font le jeu du régime cinquantenaire”.

Lire le posting de Fabbi Kouassi

Ceux qui au sein de la C14 tentent de s’opposer aux manifestations de rues peuvent-ils nous expliquer leur projet?

Renforcer Gnassingbe 2 et sa bande?
Faire plaisir aux facilitateurs et à la CEDEAO qui montrent des signes de soutenir la dictature cinquantenaire?

Le premier qui refuse de battre les pavés affirme terminer le maillage du pays en vue des élections avant toute manifestation.
Plus grave ce parti estime tenir à la libération des détenus en s’abstenant de manifester.

Depuis quand il faut jouer aux enfants dociles avec les Gnassingbe et compagnie est-il synonyme d’obtention de la libération des détenus?

Le second qui ne suit que le premier, conditionne sa participation à une quelconque manifestation si le premier y participe.

Des arguments tirés par les cheveux et qui insultent l’intelligence du peuple en lutte.

La preuve, le pouvoir en place qualifient de sage décision la demarche de ceux qui s’opposent aux manifestations. Quand la dictature qualifie de sages des adversaires…vaut mieux s’en inquiéter.

Ceux qui cèdent aux paroles mieleuse de la facilitation notamment celle de la guinée qui leur promet des rêves irréalisables au détriment des aspirations profondes du peuple togolais doivent comprendre qu’il n’y a plus d’opposants intouchables.

Même si beaucoup de leaders d’opinions sont gênés de dénoncer leur chouchou qui empêche la C14 d’aller de l’avant il y aura un moment où il faudra appeler un chat , un chat.

La coordinatrice de la C14 a l’obligation de faire fi de ceux qui maintiennent le statu quo au sein de la coalition et font le jeu du régime cinquantenaire.

La fameuse CEDEAO qui roule pour la dictature du Togo a besoin de pression pour revenir à de meilleurs sentiments. Pas besoin d’être chevronnés en politique pour le comprendre.

Se laisser mener en bateau par une partie de la facilitation et oublier ce pourquoi on a déclenché le 19 août est inadmissible.

La dictature cinquantenaire de Faure Gnassingbe et acolytes est à combattre sans relache et jusqu’à sa chute.

Le Togo en marche vers l’irréversible et l’inéluctable alternance.

Fabbi Kouassi

Togo-Online.co.uk

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