Corruption : La HAPLUCIA met le curseur là où ça fait mal

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Comme annoncé, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) confirme qu’elle sera active « sur le plan de la répression ».

Cette institution insiste d’abord sur la nécessité de commanditer une étude faisant l’état des lieux de la corruption dans le pays. En attendant, elle travaille sur trois dossiers particulièrement bien connus des Togolais : la dilapidation d’une partie des fonds mobilisés pour la participation de la sélection nationale à la phase finale des CAN 2013 en Afrique du Sud et 2017 au Gabon et l’affaire du tronçon Lomé-Vogan-Anfoin.

« Nous sommes en train de collecter les dossiers, les rapports sur ces dossiers. Très bientôt nous allons les étudier et, s’il y a des cas avérés de corruption, nous allons les transmettre à la justice », reprécise Wiyao Essohana, le président de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Il appartiendra au procureur de la République d’envoyer directement ces dossiers en jugement ou en instruction avant le jugement. Tout est donc lié à la nature de l’infraction.

Wiyao Essohana promet que la HAPLUCIA qu’il dirige va « mettre un accent particulier sur la répression ». « On va nous sentir aussi sur le terrain de la répression », ajoute-t-il. Un signal fort qu’il tient à envoyer aux prévaricateurs des deniers publics. Les Togolais espèrent que ces propos se matérialiseront dans les faits.

Les différentes enquêtes réalisées jusqu’ici montrent que la corruption touche toutes les couches du Togo. Elles démontrent que la Police, les Douanes, les Impôts, la Gendarmerie, le pouvoir exécutif, la Justice, l’administration publique et les collectivités locales sont les corps les plus gangrénés.

A.H.

Source : www.lomechrono.com

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