Au Togo, les années se suivent et l’opposition se ressemble

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Nous allons probablement finir l’étude en commission de la nouvelle constitution aujourd’hui. Et dans les prochains jours, une adoption en plénière se fera.

L’article 144 dispose que la révision constitutionnelle peut se faire soit par voie référendaire ou parlementaire. Donc une nouvelle constitution qui s’adopterait par voix parlementaire ne serait pas illégale, même si dans la pratique, une nouvelle république passe souvent par le référendum. Mais notre constitution ne le dit pas.

Aujourd’hui, tous les députés de l’opposition à l’assemblée nationale font 14. Si on les soustrait des 91 députés, il en reste 77. Il faut juste 73 députés pour modifier la constitution (4/5). Il me semble que malgré nos jérémiades et autres gesticulations, nous tendons à une nouvelle constitution.

Ceux qui me suivent ici savent déjà mon opposition à cette initiative et j’attends seulement de connaître la dernière mouture du texte pour donner la positon officielle du Net.

A cet instant précis, nous ne pouvons qu’avoir un regret. Si seulement l’opposition avait 20 députés à l’assemblee nationale, cette révision ne passerait pas.

L’opposition a commis l’erreur du boycott en 2000, et l’a payé cash en 2002 avec la suppression de la limitation de mandats. Le boycott de 2018 produit les mêmes résultats. Hélas.

Mais attention, je ne mets pas sur le même pied de responsabilité ceux qui modifient la constitution et ceux qui ont boycotté ‘es législatives de 2018, mais quand on sait que le but ultime de la politique c’est la conquête et la conservation du pouvoir, il y’a des erreurs qui, lorsqu’elles se répètent, sont assimilables soit à de l’amateurisme ou à de la collaboration.

Depuis plus de 30 ans, on prend les mêmes et on recommence, en terme de stratégie politique.

Gerry Taama, dévasté, mais vivant.

Source : icilome.com

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