Tortures: le régime de Faure Gnassingbé épinglé dans un nouveau rapport

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Fidèle à sa lutte pour l’enracinement de droits de l’Homme au Togo,
la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a rendu public, ce 18 novembre
2019 un rapport sur les cas de tortures et de violences policières dans
le pays. Dans ce rapport intitulé « Togo : Tortures et simulacres
d’exécutions sommaires croissent à l’ombre d’une justice injuste », la
LTDH expose la situation des droits de l’homme dans le pays, situation
qui selon le rapport reste toujours inquiétante vu que les pratiques de
tortures et exactions commises par les forces de l’ordre sur les
citoyens font partie du vécu quotidien des populations et
particulièrement celle des milieux carcéraux.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, association née des luttes
des années 90 pour l’avènement de la démocratie, est toujours restée
attentive à l’évolution de la situation des droits de l’homme dans le
pays. C’est pourquoi elle sort périodiquement des rapports pour alerter
l’opinion nationale et internationale sur les questions des droits de
l’homme au Togo. C’est ce qu’elle a encore fait ce lundi 18 novembre
2019, en rendant public son rapport « Togo : Tortures et simulacres
d’exécutions sommaires croissent à l’ombre d’une justice injuste »
présentant la situation des droits de l’homme comme délétère. L’objectif
est également de sensibiliser et de mettre à la disposition des
citoyens un guide pratique de lutte contre les violences policières.

Après analyse du contexte actuel du Togo où les dérives policières et
les bafouements des droits humains tant combattus depuis plusieurs
décennies ont fait leurs grands retours suite surtout aux événements du
19 août 2017, la LTDH juge nécessaire d’impliquer la population dans la
lutte contre les violences policières en servant à travers ce rapport,
de repère en cas de violations de leurs droits. « Le mépris des
autorités par rapport aux violences policières et aux traitements
inhumains infligés aux victimes, oblige la LTDH à prendre cette
initiative » peut-on lire dans le rapport. Le pouvoir qui en réalité
devrait être le garant des droits de l’homme, reste inactif dans un
silence complice face à ces violences commises sur la population.

Les bavures policières, atteintes à l’intégrité physique des citoyens
deviennent de plus en plus fréquentes comme en témoigne les exactions
commises sur les responsables de la Synergie des Elèves et Etudiants du
Togo (SEET) à kara dans le cadre de cette association estudiantine. Et
les autorités en chargent de la sécurité ne disent mot. Pour la Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme, les forces de sécurité ne font que le
jeu du régime. Les traitements inhumains et dégradants infligés à la
population visent à instaurer un climat de terreur pour tuer dans
l’ombre toutes velléités de contestation du pouvoir. « Il convient de
souligner que ces bavures deviennent de plus en plus graves ces derniers
temps, comme si les forces de sécurité voulaient instaurer un climat de
terreur au sein des populations » indique le rapport.

La situation dans les milieux de détentions est encore plus
alarmante. Les conditions des détenus sont à déplorer. Les prisonniers
sont souvent victimes de traitements inhumains et dégradants. Selon le
rapport, les cas de torture physique ou corporelle sont légion avec des
auteurs bien connus qui demeurent impunis alors même que le nouveau code
pénal en fait un crime. Ces violations des droits de l’homme sont d’une
certaine gravité et interpellent les autorités en charge de la
sécurité.

Il est donc inadmissible qu’aujourd’hui l’on compte les cas de
tortures dans le pays ; malgré toutes ces années de luttes. Ce rapport
vient donc à point nommé pour appuyer les recommandations formulées par
les organisations onusiennes, les organisations des droits de l’homme et
le rapport de la Tortures sur les cas d’allégations dans le pays.

Amos Dayisso

Source : L’Indépendant Express

Source : Togoweb.net

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