Togo- Sena Alipui : « Le vrai problème (aujourd’hui), c’est la vie chère »

Le phénomène de la vie chère prend une allure inquiétante au Togo. A l’Union des forces de changement (UFC), l’on se prépare à interpeller le gouvernement. Celui-ci est allé jusqu’à prendre des mesures, certes, mais elles peinent à répondre aux attentes des Togolais.

La problématique sur laquelle l’on doit aujourd’hui travailler avec plus de détermination et d’engagement doit rester la vie chère. C’est ce que pense ce parti se réclamant de l’opposition. Les prix de tous les produits flambent au grand dam d’une majorité des Togolais, rencontrant d’énormes difficultés pour se nourrir dignement.

« Le vrai problème que nous avons, c’est la vie chère. Aujourd’hui, l’amélioration du panier de la ménagère constitue un défi. Il faut qu’on interpelle le gouvernement pour qu’il fasse mieux. Il y a beaucoup de choses qu’il faut changer dans ce pays », relève Sena Alipui, le conseiller spécial de Dr Gilchrist Olympio, le président national de l’UFC, lors d’une émission sur une radio privée de la place.

Celui qui est également le troisième vice-président de l’Assemblée nationale explique que le parti politique auquel il appartient se donne de nouvelles missions. Elles sont de trois ordres : contribuer à améliorer le panier de la ménagère, s’employer pour que le Cadre permanent de dialogue atteigne ses objectifs et organiser une assemblée générale extraordinaire destinée à renouveler les instances de l’Union des forces de changement. A titre de rappel, son dernier congrès remonte en 2010.

« Il s’agit de mettre en place un cadre permanent de concertation des partis politiques, lutter contre la vie chère et organiser un congrès pour l’UFC. Au niveau du cadre permanent, nous avons gain de cause. Pour ce qui concerne le deuxième objectif, nous sommes là-dessus. Les partis politiques ont été consultés pour avoir leurs propositions et leurs analyses sur la situation. Et au niveau du troisième objectif, les travaux se poursuivent en interne pour la tenue du congrès », insiste le député.

Ce dernier est également revenu sur les tournées d’informations et de sensibilisation que le parti à la couleur jaune organise sur l’ensemble du territoire national. « Nous avons inauguré des bureaux préfectoraux à Tsévié et Dapaong », poursuit-il, ajoutant qu’« Il s’agit d’une démarche informelle en ligne avec nos statuts. Aujourd’hui, nous avons des communes. Nous devons aussi ajuster le fonctionnement de notre parti en fonction ».

Le parti UFC, bien que miné par une crise de leadership, se prépare pour les prochaines rendez-vous électoraux.

Source : icilome.com