Togo / Reprise du dialogue politique : Les points à l’ordre du jour !

Togo / Reprise du dialogue politique : Les points à l’ordre du jour !

Un mois après sa suspension due aux consultations bilatérales, le dialogue politique inter-togolais devrait reprendre dès ce lundi 26 mars. A l’instar de la communauté internationale, les présidents de l’AFP et des responsables politiques de l’opposition dont Me Yawovi Agboyibo, président du CAR, la plupart des acteurs du monde politique accordent leur voix pour donner foi au dialogue comme solution de sortie de crise au Togo.

En effet, le pouvoir en place et les représentants de la Coalition des 14 partis politiques se retrouveront en début de semaine prochaine autour de la table de discussions sous la houlette de la facilitation ghanéenne. Pour cette fois, de quoi sera-t-il question ? La question est d’autant plus importante si l’on analyse les derniers évènements qui ont marqué l’actualité sociopolitique au Togo : nomination des présidents de CELI (Commission Electorale Locale Indépendante) et la tentative de reprise des manifestations de rue par l’opposition.

C’est sans surprise que la poursuite (ou non) du processus électoral soit un sujet important à l’ordre du jour des discussions à la reprise des travaux du dialogue. Selon Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et membre de la Coalition des 14, « les acteurs politiques avaient trouvé un consensus au début du dialogue. On suspendrait les manifestations pendant les discussions et le parti RPT/Unir suspendrait aussi tout processus électoral et œuvrait au parachèvement rapide des mesures d’apaisement ». Toutefois, le pouvoir en place a profité de la courte pause observée pour avancer d’un pas dans l’organisation des élections.

En conséquence, des manifestations de rue ont été annoncées dans les grandes villes du pays les mardi 20, mercredi 21, jeudi 22 et samedi 24 mars pour répondre à « l’entêtement du pouvoir en place dans l’organisation unilatérale des élections sans tête ni queue », avait indiqué Ouro-Djikpa Tchatchikpi, le conseiller de Tikpi Atchadam. Mais, le ministre de l’Administration territoriale y a opposé un refus catégorique.

« On a constaté que le gouvernement n’a pas respecté son engagement, ni en ce qui concerne les mesures d’apaisement ni en ce qui concerne l’arrêt du processus électoral », précise Eric Dupuy. Depuis quelques jours, les émissaires ghanéens font des allers-retours entre Lomé et Accra dans le cadre des rencontres bilatérales avec les acteurs. « De nombreux points sont à régler pour éviter de nouveaux blocages à la reprise du dialogue », a confié à Jeune Afrique une source proche de la facilitation.

TogoTopInfos.com

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