Togo- Compte rendu du 97eme Conseil des ministres du gouvernement Kodjo

Agbéyomé Kodjo

Le gouvernement d’Agbéyomé Kodjo est toujours en action. Il a tenu son 97eme conseil des ministres le vendredi 07 septembre 2022. Le compte rendu dans son intégralité!

DÉCLARATION DU 97ème CONSEIL DES MINISTRES DU GOUVERNEMENT LEGITIME DU TOGO SURSAUT REPUBLICAIN : LE PRIX DE LA SOUVERAINETE INTEGRALE DU TOGO

Le Conseil des Ministres du Gouvernement légitime du Togo s’est réuni le vendredi 07 octobre 2022 en sa 97ème session ordinaire notamment la 39ème de cette année 2022 sous la présidence de SE Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, Président de la République Togolaise, avec une minute de recueillement en communion avec la Nation tout entière dans le cadre de la célébration du 32ème anniversaire du Soulèvement populaire du 05 octobre 1990, la Journée de la Jeunesse togolaise Le Conseil a écouté la communication de la Ministre de l’Environnement et des Dynamiques Spatiales, Coordinatrice du Comité de gestion de l’Opération Togo Solidaire (OTS) sur la situation des cinq élèves détenus sans jugement depuis avril 2022 à la prison civile de Dapaong dans le cadre de la grève des enseignants au cours de l’année scolaire 2021-2022.

Il s’agit de quatre élèves en classe de Terminale dont Mlle Bamok Fatou âgée de 23 ans, M. Konene Sita âgé de 23 ans, M. Alaka Mohanz âgé de 22 ans, M. Tarkpatike Yendoubou âgé de 19 ans ; et d’un élève en classe de Troisième, M. Sanwogou Lepaguenibe âgé de 18 ans. Le Conseil constate avec indignation la violation des droits de l’Homme exercés depuis plus de six mois sur de jeunes apprenants réclamant de meilleures conditions de travail aux côtés de leurs enseignants et détenus abusivement sans aucun avocat commis d’office pour défendre leurs intérêts dans l’indifférence des organisations de défense des droits de l’Homme, des chancelleries et de la communauté internationale qui tente de faire passer l’infâme animal qui tue les enfants au Togo comme un défenseur des droits de l’Homme et artisan de la paix entre les Nations dans l’espace communautaire de la CEDEAO dans une grave affaire avérée avec preuves à l’appui de déstabilisation de la République du Mali.

Le Conseil a décidé de prendre les dispositions nécessaires pour que justice soit rapidement faite à ces enfants dont l’avenir est hypothéqué au motif d’avoir osé exprimer leur colère et désapprobation de la gouvernance kakistocratique du Togo par les ineptocrates. Il interpelle par conséquent la société civile togolaise, les organisations de défense des droits de l’Homme, les chancelleries présentes au Togo, Amnesty International, Human Rights Watch, le Haut Conseil des droits de l’Homme (HCDH) des Nations Unies face au déni de droit dont sont victimes de jeunes apprenants adolescents à l’instar des prisonniers politiques au Togo.

Le Conseil s’est ensuite épanché sur la communication du Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Transports, du Tourisme et de l’Artisanat relativement à la vie chère et au conflit qui oppose la direction générale de l’Établissement public autonome d’exploitation des marchés (EPAM) aux grossistes des marchés Abattoir et Atikpodji de Lomé sommés de déguerpir des lieux à partir du 15 octobre 2022 pour le site de Bé Kiklamé par le commissaire divisionnaire de police Samialo Potcholi-Kadja. Le Ministre a relevé les précédents entre l’EPAM et les femmes qui constituent la colonne dorsale des familles togolaises de même que la violation par le ministère de l’Administration territoriale de la l’article 316 de la loi sur la décentralisation qui dispose que « le transfert des biens de l’État aux collectivités territoriales est décidé par décret en conseil des ministres, soit à la requête de ces collectivités territoriales, soit sur l’initiative de l’État lui-même ». Nonobstant la clarté de la loi, le transfert de l’EPAM au District autonome du Grand Lomé (DAGL) a été effectué par arrêté ministériel, ce qui affecte davantage actuellement la crédibilité de l’EPAM.

Le Conseil constate une fois de plus l’impuissance de gouvernants incompétents, ineptocrates et sans vision pour notre pays alors que l’offre programmatique du Président démocratiquement élu, SE Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, plébiscitée le 22 février 2020 apporte des réponses pragmatiques en vue de l’allégement du panier de la ménagère, de la promotion de l’entrepreneuriat féminin et du retour de la confiance dans le pays.

Le Conseil invite par conséquent les femmes des marchés et les populations à rejeter l’arbitraire des autorités illégitimes qui nous déshumanisent pour rejoindre le Front de Refus et de Souveraineté (FRES) en vue de la libération définitive et totale de la Terre de nos Aïeux des prédateurs satanistes sans foi ni loi.

Au titre du ministère de la Justice, de la Promotion de l’État de droit et des droits de l’Homme, la communication du Garde des Sceaux a porté entre autres sur la suspension de trois mois avec une amende de douze millions de FCFA infligées au Journal Liberté pour avoir dénoncé la mort d’un jeune homme tué à Tchékpo par le convoi de Mme Dogbé Tomégah, cheffe du gouvernement illégitime de Lomé.

Le Conseil déplore cet acharnement contre la liberté d’expression au Togo et qui n’est rien d’autre qu’une volonté de bâillonnement de toute voix gênante et de musellement de la presse critique. Tout en apportant son soutien à la direction du quotidien Liberté, le Conseil estime que le Togo ne peut avoir d’avenir dans le mépris des droits acquis de hautes luttes par le Souverain Peuple togolais et de la Constitution de la IVème République.

Le Garde des Sceaux est revenu sur la question des prisonniers politiques qui au Togo sont des prisonniers d’opinion contrairement aux mercenaires ivoiriens arrêtés au Mali et dont le pouvoir illégitime en quête désespérée de légitimité se fait le défenseur médiateur. Il a enfin rappelé au Conseil les tractations en cours dans le cadre du dossier de SE Jean-Paul Oumolou, détenu quasiment douze mois dans les geôles de la dictature cinquantenaire et néocolonialiste.

Le Conseil rappelle à nouveau à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier que le déni de droits constitutionnels aux compatriotes embastillés en raison de leur engagement pour un Togo meilleur de même que la récurrente violation de la Constitution interpellent la Nation tout entière qui doit rallier le Front de Refus et de Souveraineté afin d’abattre les murs de la criminalité, de la prédation et de l’infamie sur la Terre de nos Aïeux.

Le Conseil s’est enfin penché sur la communication du Ministre d’État, Ministre des Relations Extérieures, de l’Intégration Africaine et des Togolais de la 6ième Région, Chargé des Relations entre les Institutions de la République, Porte-Parole du Gouvernement, sur les derniers développements dans l’espace communautaire CEDEAO ; les grands bouleversements géopolitiques et géo-économiques actuellement en cours dans le monde, et la lettre ouverte du 20 septembre 2022 au Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Gouvernement légitime du Togo tient à apporter son soutien indéfectible aux autorités du Faso, du Mali et de la Guinée dans leur lutte souverainiste axée sur l’intérêt supérieur de leur peuple respectif et de l’Afrique. Des échanges du Conseil, il ressort l’urgence d’accélérer l’agenda panafricaniste au lendemain du premier forum panafricain du 24 septembre dernier en raison de l’effondrement hâté de l’Europe par le sabotage des pipelines Nord Stream qui renvoie à l’agenda du rapport Rand qui semble n’être que le retour du plan Morgenthau de 1944. Il importe de rappeler que « selon le rapport Rand, l’économie de l’UE « s’effondrera inévitablement » après la chute de l’industrie allemande, provoquant le reflux de milliers de milliards de dollars de ressources européennes vers les États-Unis, suivi d’un flot de « jeunes gens bien éduqués en Europe » qui « seront forcés d’émigrer » parce que les emplois bien rémunérés auront disparu à la suite de la crise énergétique qui sera un résultat direct de la guerre [1] ».

Dans le présent contexte mondial multipolaire où semble s’annoncer prochainement une phase plus cinétique de la troisième guerre mondiale sur le front russo-ukrainien, l’Europe doit sauver l’honneur tandis que les USA confrontés à l’inflation et à une crise politique interne et de légitimité sur le plan international doivent retrouver le nord perdu. Dans cette conjoncture selon le Ministre d’État, l’Afrique forte de ses immenses ressources (humaines, minières, énergétiques, culturelles et spirituelles), doit impérativement jeter les bonnes balises de son envol en évitant toute forme de vassalisation à l’un des deux plus grands blocs actuels, occidental et eurasiatique. Elle doit donc tenir intelligemment le cap de la lutte souverainiste en s’assumant consciencieusement et en imposant son propre narratif. Le temps est maintenant plus que jamais favorable pour ce faire avec les bouleversements qui s’observent un peu partout dans le monde et sur le continent Mère de l’Humanité.

Le Conseil a donc exhorté le Ministre d’État en charge des Relations Extérieures et de l’Intégration Africaine à œuvrer avec diligence dans le sens de la convergence d’actions avec tous les partenaires en vue de l’aboutissement heureux de la lutte pour la Souveraineté intégrale du Togo (SITO), garante de sa Deuxième et Véritable Indépendance.

Le Gouvernement légitime du Togo tout en reconnaissant que la révolution électorale et pacifique du 22 février 2020 reste longue et ardue, avec de nombreuses difficultés, des pierres sur le chemin et des rebondissements auxquels ne s’attendaient pas nos populations, réitère de nouveau son vibrant appel à toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier à la frasorité que symbolise l’Opération Togo Solidaire (OTS) afin de briser les chaînes de la peur et libérer définitivement le Togo des forces de non-Amour et de prédation.

Dans cette perspective, le 97ème Conseil des Ministres invite la Nation tout entière à la Solidarité et à un Sursaut Républicain aux fins de mutualisation de toutes les énergies au sein du Front de Refus et de Souveraineté en vue du parachèvement de l’âpre lutte de Libération nationale du Togo dont le 05 octobre 1990 et le 22 février 2020 restent incontestablement des tournants majeurs et décisifs.

DEBOUT, LEVONS LA TETE, MENTON LEVE, ET BRILLONS D’AMOUR POUR LA MARCHE VICTORIEUSE DE LA RECONQUETE DE LA SOUVERAINETE INTEGRALE DU TOGO ! SIGNÉ

SEM Ben Koffi DJAGBA

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Source : icilome.com