Togo-Bras de fer entre l’EPAM et les grossistes des légumes au marché Abattoir

Le courant ne passe plus entre les grossistes de tomates, de l’ail, du piment, de l’oignon et du gombo du marché Abattoir (Lomé) et l’Etablissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés (EPAM). Il y a quelques jours, ce denier a décidé de délocaliser leur commerce vers un nouveau site construit à Bè-Klikamé. Une décision que rejettent les commerçantes et commerçants.

Devant la presse mercredi à Lomé, ces grossistes ont manifesté leur mécontentement. Ils ont dénoncé cette décision de l’Etablissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés (EPAM) relative à la délocalisation de leur commerce vers Bè-Klikamé.

Pour ces grossistes regroupés au sein des syndicats, notamment l’ARETOF, l’ACGPT, le SYRIPROMATE, le SYNPRO Semate, le SYNRE Promote et le SYNAREPTOPIT, la délocalisation de leur commerce vers un nouveau site conduira à une perte considérable de leur clientèle. Ce qui créera par ricochet de graves répercussions sur leur activité. Ils soulignent également que le nouveau site construit à Bè-Klikamé n’est pas adéquat.

« Lorsque nous avions visité ce nouveau site, on a constaté qu’il est restreint par rapport à nos activités. Pendant la grande saison, plus de 30 camions déchargent à l’Abattoir. Nos denrées étant périssables, on ne fait pas les décharges à tour de rôle parce que les camions ne peuvent pas se dépasser. Le nouveau site est trop restreint par rapport à cette activité intense avec le nombre de camions qui peut débarquer lors des grandes saisons. L’autre inquiétude est la situation géographique. Le positionnement du nouveau site n’est pas favorable à notre activité parce qu’il est très isolé de la route. Dans notre grande saison, c’est la nuit que nous faisons nos activités parce que nos clients viennent de divers horizons pour s’approvisionner chez nous. Le site de Bè-Klikamé n’est pas adéquat pour ce genre d’activité », a déclaré Mme Woakesso Françoise, Secrétaire générale de l’ACGPT Togo.

Ce bras de fer entre ces grossistes et l’EPAM risque de tourner au vinaigre si rien n’est fait. Selon les informations, le délai à eux donné par l’EPAM pour débarrasser le planché est déjà arrivé à terme. Il ne leur reste que 48h pour plier bagage.

Source : icilome.com