RDC: l’épiscopat appelle à ‘barrer la route à la confiscation du pouvoir’

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Voilà qui ne devrait pas améliorer les relations déjà extrêmement tendues entre l’Église et le pouvoir de Kinshasa. Jeudi 11 janvier, les évêques catholiques congolais ont appelé leurs concitoyens à « barrer la route » à toute tentative de confiscation de pouvoir en République démocratique du Congo (RDC).

Nous invitons le peuple congolais « à demeurer débout et vigilant, à prendre son destin en mains et à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles », a déclaré lors d’une conférence de presse l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la conférence des évêques de RDC (Cenco).

« Intoxication, désinformation, diffamation »

Mardi, une délégation de la Cenco avait été reçue par le président du Congo-Brazzaville voisin, Denis Sassou Nguesso, par souci d’éviter « le pire » après des violences à Kinshasa, qui ont tendu les relations entre les catholiques et le pouvoir. L’interdiction et la dispersion des marches organisées à l’appel d’un collectif catholique le 31 décembre à Kinshasa a fait « au moins six morts », selon l’ONU et l’Église catholique, aucun d’après le gouvernement de Kinshasa.

L’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, avait alors dénoncé la « barbarie » des forces de sécurité et souhaité « que les médiocres dégagent ». Depuis cette dénonciation, « on assiste à une campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrée même par des responsables des institutions de la République contre l’Église catholique et sa hiérarchie », a déploré l’abbé Nshole en présence du président de la Cenco et de son adjoint.

Il est plutôt « juste et urgent que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre de ceux qui ont torturé, blessé et tué nos concitoyens ainsi que de ceux qui ont délibérément profané nos églises », a ajouté l’abbé Nshole.

Le climat politique est très tendu en RDC en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016, d’après la Constitution. Des élections pour organiser son départ et sa succession sont prévues le 23 décembre 2018.

Source : www.cameroonweb.com

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