RAFLE À TOPKLI : Louis Kokou ANOUMOU abattu par des gendarmes sur la rive du fleuve Mono 9 juin 2018

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RAFLE À TOPKLI : Louis Kokou ANOUMOU abattu par des gendarmes sur la rive du fleuve Mono                                                                             9 juin 2018
Louis Kokou ANOUMOU

Par K. Monzonla, togo-online.co.uk

Le Togo est devenu un pays de terreurs où des hommes armés oppriment, blessent et tuent par balles les pauvres populations qui ne savent plus à quel sort se vouer. Après les villes de Mango, Bafilo et Sokodé, Kpalimé, Agoè-Zongo, Bè etc., c’est le Bas-Mono qui a subit les exactions des soi-disant forces de maintien d’ordre et se sécurité.

Le vendredi 8 juin 2018, des hommes armés à bord d’un véhicule de cinq places immatriculé 4224 AG, ont commis des bavures à Tokpli, village de l’ancien premier ministre, Gabriel AGBEYOME Kodjo, devenu collabo de Faure Gnassingbé.

Le récit des faits :

Il sonne 7h 30, un véhicule banalisé fait irruption dans le village de Tokpli, au bord du fleuve Mono communément appelé DENNOU, village frontalier à Latevi Kondji au Bénin. Le coin est réputé pour desservir Tokpli en carburant frelaté (Boudè).

A l’arrivée du véhicule en question, les occupants, à leur décente, lancent du gaz lacrymogènes et ouvrent par la suite, le feu à balles réelles sur les personnes présentes sur les lieux.

Louis Kokou ANOUMOU, 18 ans, conducteur de Taxi moto est touché. S’il se retrouve sur les lieux, c’est parce qu’il devait remettre l’argent de trois (3) bidons de SODABI à l’un de ses grand frère.

“Je l’ai envoyé la veille chez un de mes clients à GBOTO. Il devrait venir me voir sur la rive pour me remettre l’argent” confie Senyo KOGNOVI

Louis est touché par une balle (Projectile d’arme à feu) et souffre d’une lésion traumatique de 2,5 cm selon l’infirmier de l’Unité de Soins Périphérique (USP) de la localité où il est évacué aux environs de 11 heures. Selon ce dernier, le capitaine de la ville de Tabligbo, qui s’est également déplacé sur les lieux parle de balles en caoutchouc. Dans tous les cas, on retient l’usage de balles sur des citoyens qui n’ont commis aucun flagrant délit.

Louis rend l’âme vers 18h à l’hôpital de Tsévié où il a été référé.

“Les autorités locales qui nous ont approché nous demandent de garder le corps à la morgue jusqu’à ce que les responsabilités soient situées” à déclaré ANOUMOU Komlanvi dit BLANC BLANC, le père de la victime.

Touché vers le nombril, la balle lui a traversé le corps et lui a laissé une blessure à la fesse droite.

Curieux qu’une balle en caoutchouc traverse le corps et ressort par la fesse droite de la victime.

“Des excréments lui coulaient sur le corps quand je l’avais transporté au centre de santé” se lamente Senyo KOGNOVI

“C’est la deuxième fois que nous subissons ce rafle” a-t il ajouté.

Pour cette fois ci, 10 motos et 8 tonneaux d’essence frelaté ont été emportés.

Kodjo AGBEYOME, ancien Premier Ministre et natif de la localité s’est rendu sur les lieux et a calmé les populations et promis des enquêtes pour comprendre ce qui s’est passé.

Pour rappel, le trafic illicite de l’essence frelaté reste et demeure interdit sur l’ensemble du territoire national.

Louis se trouvait-il au mauvais endroit au mauvais moment? La question reste posée.

Il faut rappeler que déjà le 12 mai 2018, des exactions ont été commises sur les populations de Toklpi dans une opération conduite par le Lieutenant Abdoulaye. Ils étaient à bord du véhicule immatriculé 7855 AP.

Togo-Online.co.uk

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