Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson indignée par l’assaut des forces de l’ordre à l’ambassade du Ghana

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Les forces de l’ordre ont pris d’assaut la devanture de l’ambassade du Ghana où le président du parti Les Démocrates observe depuis 6 jours une grève de la faim. A en croire un des officiers présents sur les lieux, les autorités auraient reçu des informations selon lesquelles, des individus s’apprêtent à semer du désordre à l’ambassade.

Cette information est qualifiée de ridicule par tous ceux qui sont présents sur les lieux, puisqu’à les en croire, c’est dans le recueillement et le calme que des gens viennent apporter leur soutien à Nicodème Habia.

Réagissant sur la situation, la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis de l’opposition, un regroupement dont est membre M. Habia, a indiqué que les autorités togolaises doivent plutôt penser à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques au lieu de s’en prendre à un responsable politique qui observe une grève de la faim.

« Au lieu de vouloir empêcher un leader de parti politique de faire une grève de la faim devant une ambassade, libérez plutôt et tout de suite les détenus politiques qui sont arbitrairement dans vos prisons », a lancé Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson.

Elle estime par ailleurs, après la deuxième rencontre avec le Comité de suivi et de l’application de la feuille de route de la CEDEAO hier à Lomé, que la vrai bataille va commencer à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Après ce 1er vrai dialogue sous la houlette de la CEDEAO au Togo, nous avons enregistré une avancée importante, alors que nous espérions gagner cette bataille décisive pour l’alternance. Le champ de combat est transféré à la CENI pour leur éviter la honte », a-t-elle fait savoir.

La Secrétaire Générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) a tout de même une déception à l’issue des discussions du 23 septembre dernier. « Ma déception après l’assise du Comité de suivi de la CEDEAO au Togo est de n’avoir pas arraché la libération immédiate des détenus, alors que l’un des nôtres a cessé de s’alimenter pour cette cause. Mais nous n’abdiquerons pas. Les détenus doivent être libérés », a souligné Mme Adjamagbo-Johnson.

I.K

Source : www.icilome.com

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