Me Paul Dodji Apevon : « Notre pays est aujourd’hui à l’envers, il faut le remettre à l’endroit »

Me Paul Dodji Apévon, président des FDR, membre de la Coalition des 14 partis de l’opposition fustige l’inertie des intellectuels dans le combat du peuple togolais pour la libération du pays. Lire !

« Il est impossible de retourner à la constitution de 92 », disent les universitaires alors que vous voulez cette constitution. Pourquoi ?

Tout cela, c’est une foutaise. Ce ne sont pas des gens qui ont écrit la constitution ? Ce sont des gens qui sont un jour assis quelque part pour écrire la constitution. Ce sont des gens qui se sont enfermés quelque part pour modifier notre constitution. Alors ce qu’ils ont modifié pourquoi dit-on qu’on ne pourra plus revenir là-dessus ?

Quand on attend des intellectuels dire ces conneries, je m’excuse de le dire en ces termes, mais c’est pitoyable que les intellectuels de chez nous disent qu’on ne pourra plus rétablir ce que l’on a modifié à un moment donné. Qu’est-ce cette histoire ? Moi je ne sais d’où ils sont allés chercher cela. Aujourd’hui, il arrive généralement que lorsqu’un gouvernement prend un décret, une loi, il arrive que le même gouvernement abroge la loi. Pourquoi a-t-on prévu la loi d’abrogation ? La loi d’abrogation annule ce qu’on a fait hier.

La constitution a été modifiée, il suffit seulement qu’on se rassemble pour demander à l’Assemblée d’abroger les modifications qui sont intervenues entre-temps. C’est aussi simple, cela peut être réglé même en cinq minutes. Alors c’est extraordinaire quand ils s’époumonent qu’on ne pourra jamais modifier, c’est incompréhensible.

Vous avez jugé bon au niveau de la coalition d’interpeller l’élite togolaise. Quelles sont les mobiles ?

C’est normal qu’on interpelle l’élite togolaise parce que ce que nous sommes en train de faire n’est pas un combat pour le citoyen de seconde zone. En réalité, ce combat interpelle plutôt l’élite parce que le Togo est à la croisée des chemins. Aujourd’hui c’est tous les corps de métier, que ce soient les avocats, les huissiers, les commissaires-priseurs, les architectes, tous doivent répondre aujourd’hui à ce combat parce que c’est un combat noble que nous sommes en train de mener pour redresser le Togo, pour mettre le Togo à l’endroit. Notre pays est aujourd’hui à l’envers, il faut le remettre à l’endroit. Alors pourquoi ces élites ou notre élite va être totalement absente dans cette lutte ? Raison pour laquelle nous attirons leur attention, nous les interpellons. Ils ne vont pas se contenter justement de leur confort journalier et refuser de mettre la main à la pâte.

Nous, nous ne sommes pas des sacrifiés, nous sommes en train de faire ceci pour construire un Togo de demain. Ce n’est pas seulement nous. C’est vrai, nous sommes des politiciens, mais c’est tous les citoyens qui sont interpellés aujourd’hui pour que l’anormalité que nous avons aujourd’hui au Togo puisse être redressée parce que partout on dit qu’en Afrique de l’Ouest, le Togo reste la seule exception, qui n’a pas d’alternance. Cela doit interpeller cette élite parce que c’est une honte à tous les Togolais d’être à l’extérieur et constater que finalement nous sommes une bizarrerie, une curiosité à l’Afrique. Alors s’ils n’ont pas honte, c’est le lieu de les interpeller à venir dans la lutte pour que nous puissions l’achever.

Apparemment vous avez le soutien de l’extérieur, la communauté internationale dans les déclarations ?

La communauté internationale ne peut que suivre ce que nous sommes en train de faire, puisque notre combat est juste même s’ils ne le disent pas de manière exprès ils sont obligés de faire en sorte que la paix règne au Togo. Vous avez entendu tous dire aujourd’hui que toutes les élections qui sont organisées dans notre pays n’ont pas été des élections sérieuses, il faut qu’on revienne aux fondamentaux de la démocratie pour que la paix règne.

Source : www.icilome.com

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