Lomé: violée pendant des mois par son pasteur, Djatougbé raconte son calvaire

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Selon des sources policières, près de 15% des dossiers de viols officiellement enregistrés impliqueraient des « pasteurs. » L’illustration avec Djatougbé. K, revendeuse au grand-marché de Lomé, violée pendant plusieurs mois par le pasteur de son église sous le prétexte fallacieux de « délivrance» ; elle finira par porter plainte.

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« J’étais fragile psychologiquement après le décès de mon fils unique et le départ de mon mari, parti vivre avec une fille beaucoup plus jeune au lendemain du vingtième anniversaire de notre mariage » confie-t-elle.
« En plus, mon commerce périclitait et je sombrais dans la dépression. C’est ainsi qu’un jour, ma cousine m’amena chez un pasteur vers Baguida. Ses paroles m’ont tout de suite rassurée et mise en confiance. Plus tard, il soutint que j’étais possédée par des esprits qui seraient à l’origine de mes problèmes. Comme solution, il préconisa des séances de prières nocturnes, en tête-à tête dans sa maison. Elles étaient toujours précédées de consommation de nourriture et de boissons. A chaque fois, je me réveillais le lendemain, avec des douleurs à mon sexe, l’impression d’être sale et d’avoir été abusée. Au lendemain d’une de ces séances, je suis tombée malade.

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A la clinique on m’apprit que j’avais été contaminée par une maladie vénérienne. L’analyse démontra également une forte consommation régulière d’un produit, qu’on m’expliquera plus tard être une sorte de drogue qui inhibe et enlève toute lucidité. N’ayant jamais pris ce genre de choses ni eu d’hommes dans ma vie depuis le départ de mon mari, j’en ai rapidement tiré la conclusion que c’est le pasteur qui m’a contaminée. J’ai donc porté plainte contre lui. A ma suite, au moins quatre autres femmes ont aussi affirmé avoir subi le même sort. Après avoir nié au début, le pasteur a fini par reconnaître l’acte, mais a soutenu que nous étions consentantes » raconte Djatougbé.

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Ce triste récit n’est pas isolé et une dizaine d’autres plaignantes nous ont raconté le même abus. « La plupart du temps, les victimes sont des jeunes filles ou femmes seules, un peu perdues et dont les prétendus pasteurs profitent de la naïveté et de la crédulité » commente un officier de police qui confirme aussi plusieurs cas de pédophilie, où des enfants sont abusés, avec des parents qui le découvrent tardivement ou alors se taisent par honte ou par peur de représailles.
Cependant, il déclare qu’il n’existe quasiment pas d’affaires d’homosexualité, opposant des pasteurs à des jeunes garçons : « c’est extrêmement rare » indique-t-il, avant d’ajouter : « cela ne veut pas dire que cela n’est pas fréquent. L’explication peut être que les concernés préfèrent garder le silence ; l’homosexualité restant un sujet tabou. »

Focus Infos No 128

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Image d’illustration

Source : Togoweb.net

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