L’enseignant licencié reconverti en zémidjan braqué et poignardé raconte sa mésaventure et lance un SOS

Il fait partie des cent seize (116) enseignants licenciés par l’Etat pour avoir observé les mouvements de grève du Syndicat des enseignants du Togo (SET). Ayant des bouches à nourrir, il s’est reconverti en conducteur de taxi-moto afin de pouvoir subvenir à leurs besoins. Mais malheureusement, il a été victime d’un braquage le dimanche 28 août dernier, à Agbalepedo vers le Collège Protestant.

Lui, c’est Mawuli Kokouvi Adjogble, professeur de français au Lycée d’Ablogame. Sa moto a été emportée par les malfrats, mais il a eu la vie sauve grâce à son casque qui a encaissé un coup de machette à lui assené.

«J’ai pris un client, pensant que c’était un bon client ; mais arrivés à destination, c’est un malfrat qui a rapidement appelé ses amis qui m’ont attaqué. Premièrement, ils m’ont donné un coup de machette sur la tête. Mais j’ai été protégé heureusement par mon casque. Ensuite, ils m’ont poignardé au bras. J’ai passé un petit temps là-bas par terre avant que certains passants ne viennent me sauver et m’amener à la maison », raconte la victime. « Depuis que mon mari a été licencié, nous traversons une crise grave (…) C’est avec grande difficulté que je l’ai vu arriver à la maison, dans un bain de sang, sans la moto, notre unique espoir de survivre », a renchéri sa femme.

« Franchement, nous traversons une situation très difficile, nous enseignants licenciés. Je n’ai pas été formé pour devenir conducteur de taxi-moto, mais compte tenu de ce licenciement abusif, je suis devenu conducteur de taxi-moto, ce qui a failli me coûter la vie. Tous les enseignants licenciés traversent une situation difficile», a déclaré Mawuli Kokouvi Adogble. Et de se lamenter : « Je ne sais pas comment nourrir ma famille. (…) La rentrée est proche, voilà que j’ai des enfants qui sont à ma charge, les cousins…Je ne sais pas comment me prendre actuellement pour pouvoir leur payer les fournitures».

En chœur, l’enseignant et sa femme lancent un appel à soutien : « Nous sollicitons votre soutien, volez-nous au secours, on en a besoin pour pouvoir nous en sortir ». Mawuli Kokouvi Adjogble exhorte l’Etat à revenir à de meilleurs sentiments pour réhabiliter les enseignants licenciés dans leurs droits.

Source : Letabloid.Tg

Source : icilome.com