Le mandat social à l’épreuve des mouvements d’humeurs dans les secteurs de l’éducation, la santé et la SNPT en grève 16 novembre 2017

Le mandat social à l’épreuve des mouvements d’humeurs dans les secteurs de l’éducation, la santé et la SNPT en grève 16 novembre 2017

Par K. Monzonla, togo-online.co.uk

Si les praticiens hospitaliers restent à l’étape d’annonces, leurs collègues de l’éducation et de la SNPT annoncent les couleurs.

Entamé depuis la rentrée scolaire 2017-2018, le mouvement de grève des enseignants ne faiblit pas. Ce qui inquiète ici, c’est que les élèves victimes de la grève ont commencé depuis ce mardi déjà par envahir les rues pour exprimer leur mécontentement et déloger leurs camarades des écoles privées parce que cette semaine encore, les fédérations des syndicats de l’éducation étaient en grève de 72 heures pour réclamer la copie du statut particulier remise au Premier Ministre, l’ouverture des discussions en vue d’arrêter de commun accord le montant et le pourcentage à accorder à la prime unique prévue par les textes, l’octroi des allocations de 20 000 et 30 000 francs aux enseignants du confessionnel émargeant dans le budget de l’Etat et l’intégration des enseignants volontaires dans la fonction publique à travers un concours de recrutement…

Le personnel de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) a commencé par observer à partir d’hier, 15 novembre, un mouvement d’humeur jusqu’au 29 novembre, une grève de deux semaines donc pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail. Le mouvement est reconductible s’ils n’obtiennent pas gain de cause, avertissent-ils.

Les revendications du personnel de cette société publique ne datent pas d’aujourd’hui. Les différentes discussions engagées n’ont rien donné de concret jusqu’à ce jour.

La dernière en date a été la rencontre de septembre 2016 au cours de laquelle la direction a pris des engagements. Finalement non respectés, fustigent les agents de la société.

La santé tout comme la Synergie des Travailleurs du Togo prévoient elles aussi rentrer en grèves les jours ou semaines à venir.

Le gouvernement Faure-Klassou par sa duplicité et sa fuite en avant finit par laisser tous les problèmes sociaux s’accumuler au point que toutes les revendications s’apparentent à une poudrière à faire exploser le front social. Il revient à présent au gouvernement de tirer les conséquences et de prendre la mesure de la chose afin d’éviter le pourrissement de la situation.

Togo-Online.co.uk

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