L’assassinat de Sylvanus Olympio, le point de départ des malheurs des Togolais

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Ayant conquis la souveraineté internationale de son pays après de hautes luttes, Sylvanus Olympio trouva la mort le 13 janvier 1963. Presque 57 ans après ce tragique évènement, l’ombre reste entier sur celui qui a marqué les Togolais.

Qui a effectivement tiré sur le père de l’indépendance du Togo dans la nuit du 12 au 13 janvier 1963 ? Plus d’un demi-siècle après l’acte ignoble, la question demeure. En effet, alors qu’il fut pourchassé par d’anciens militaires de l’armée coloniale démobilisés parmi lesquels figurait un certain Gnassingbé Eyadéma, le premier président du Togo refugié dans l’Ambassade des Etats-Unis, a été extrait de là puis tué.

Dès l’annonce de la triste nouvelle, Gnassingbé Eyadéma déclara ouvertement avoir tiré sur l’illustre disparu. D’autres soupçonnent des nervis du Général Charles de Gaules et de son homme à tout faire en Afrique Jacques Foccart. Surtout que Sylvanus Olympio, à l’époque, fit tout pour que son « pays se passe de la France ».

Il faut dire que l’homme politique née à Lomé en 1902 et qui fit de brillantes études fut dur à cuir. Selon un article de Jeune Afrique, « Le Togo, par sa politique d’équilibre, risquait donc d’offrir un modèle d’émancipation à toutes les ex-colonies françaises. En un mot, vu de Paris, Olympio était plus dangereux que Sékou ».

Le père de l’actuel président national de l’Union des forces de changement (UFC) a vécu. Celui qui a proclamé l’avoir abattu a regné sur le Togo pendant 38 ans, sans faire rêver les Togolais.

A sa mort, le 5 février 2015, son fils Faure Gnassingbé, aidé des militaires au départ et ensuite par un scrutin tout sauf transparent, accède à la magistrature suprême. Ses actions et son refus de faire les réformes constitutionnelles et institutionnelles montrent qu’il n’est pas prêt de quitter le pouvoir. Au même moment, la grande majorité de Togolais veut l’alternance politique.

Le filet de sang versé sur le sol togolais marque le départ des malheurs du peuple togolais. Depuis sa mort, rien n’est plus comme avant. Ses successeurs sont plus préoccupés par leur bien-être au détriment de la masse laissée dans une misère indigente.

A.H.

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