La Pénible route Baguida – Dévego

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La Pénible route Baguida – Dévego

La voie menant de Baguida à Dévégo, village situé au bord du fleuve Zio, au nord de ce canton, est dans un état de délabrement avancé. Impraticable sur plusieurs kilomètres, cette voie part ses innombrables nids de poule ralentissent les véhicules, met en danger, les passagers.

Malgré les efforts que déploient les gouvernants pour bitumer des routes à travers le pays, beaucoup reste à faire. Les voies reliant Lomé à certaines localités sont un véritable chemin de croix, surtout en saison de pluie. L’une de ces localités mal desservies est le village de Dévégo, situé pourtant, à seulement une quinzaine de kilomètres de la capitale. « La voie reliant Baguida à Dévégo n’est pas du tout bonne en période de pluie. Elle est très boueuse et endommage nos véhicules surtout nos pneus et amortisseurs », confie un chauffeur de taxi.

La voie est devenue impraticable depuis plusieurs années. En fait, cette route est le symbole de l’épineux problème de l’assainissement dans ce canton. Quelle que soit la saison, sèche ou pluvieuse, cet endroit est toujours envahi de la boue ou de nids de poules. Les chauffeurs de taxis et les conducteurs de taxis moto se démerdent dans le tracé sinusoïdal de cette voie au risque d’abîmer la mécanique de leurs engins. Elle n’a de cesse de cahoter les véhicules des téméraires chauffeurs et des zedman en quête de leur pitance quotidienne. « La route n’est pas bonne, mais on est obligée de passer par ici. A chaque fois, on a des pièces endommagées », se désole le Chauffeur de taxi.

Du coup, les habitants du village qui font la navette entre Dévégo-Baguia-Lomé doivent payer beaucoup plus cher le transport. « Je vis à Lomé et je me rends à Dévégo toutes les semaines pour payer Adémè, (ndlr : petite feuille verte utilisée pour la sauce). Dès fois, les chauffeurs nous taxent compte tenu de l’état de la route ; ce qui fait que le produit est un peu plus coûteux par rapport aux autres sur le marché », raconte Akpéné, commerçante au Grand Marché de Lomé. Certains de ces commerçants, en raison de l’état de la route en saison pluvieuse, sont obligés de passer par des ruelles pour contourner la grande voie. Mais là aussi, c’est un autre calvaire.

Plus grave encore, cette voie principale qui desserte Dévégo passe devant la maison du Chef Canton de Baguida. D’ailleurs, c’est à ce niveau que la voie présente plus de nids de poule. Mais cela ne semble pas gêner aucunement la chefferie de Baguida. « Le Chef canton se préoccupe plus de la politique que du développement du canton », dixit un habitant du canton, usager régulier de la voie principale qui mène à Dévégo pour ses activités professionnelles. Ainsi, les usagers, voire l’ensemble de la population tirent à boulets rouges sur Togbui Gassou Samedi, présenté comme le principal responsable de l’état désastreux des routes dans son canton.

Aussi devant l’agence Otr Baguida, juste après les feux tricolores se trouve un grand trou qui se remplit d’eau à la moindre pluie.

Au-delà du cas de cette voie, on note une négligence de l’Etat dans toute la zone de Bè. Du quartier originel aux quartiers périphériques comme Adakpamé, Kagomé ou encore Kanyikopé… sont laissés en marge de la politique du développement urbain mise en œuvre dans la capitale et dans plusieurs localités du pays.

Autant cette zone a fourni plusieurs cadres, dont certains continuent d’habiter dans les environs. Alors, pourquoi ce mépris envers le peuple Bè? La question reste posée.

A l’heure où le développement local est au centre des campagnes électorales pour les municipales du 30 juin prochain, il est temps que cette route soit bitumée afin de soulager les usagers et redonner une autre image au canton de Baguida et par ricochet au village de Dévégo, une localité productrice plusieurs cultures vivrières.

Source : Fraternité No.318 du 19 juin 2019

Source : www.icilome.com

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