La C14 s’offusque du communiqué de la Cour Constitutionnelle 14 juin 2018

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La C14 s’offusque du communiqué de la Cour Constitutionnelle                                                                             14 juin 2018
Par Serge Lemask, togo-online.co.uk

La sortie de la Cour constitutionnelle demandant au gouvernement et à la CENI d’organiser les élections législatives avant la fin de cette année a fait réagir la Coalition des 14 partis de l’opposition. C’est à travers un communiqué dont voici la teneur !

REACTION DE LA COALITION DES 14 PARTIS DE L’OPPOSITION
(relative au communiqué du Président de la Cour Constitutionnelle

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La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a été choquée d’apprendre par les médias le communiqué rendu public le 12 Juin 2018 par le Président de la Cour Constitutionnelle dans lequel il établit le chronogramme des prochaines élections législatives.

Dans ce communiqué, le président de la Cour constitutionnelle, tout en projetant les dates de dépôt de candidature et de publication de la liste des candidats, demande à la CENI et au Gouvernement de prendre les dispositions qui s’imposent pour organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018.

Et pourtant, le Président de la Cour Constitutionnelle sait très bien que notre pays traverse actuellement une grave crise liée à l’absence de réformes constitutionnelles, institutionnelles et du cadre électoral. Une crise qui a amené la CEDEAO à initier un dialogue actuellement en cours.
Il n’ignore pas non plus que lors de son dernier sommet à Lomé, la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEDEAO a demandé à la Commission de la CEDEAO d’aider les facilitateurs qu’elle a désignés à proposer au prochain sommet une solution de sortie de crise, conditionnant ainsi la tenue des prochaines élections législatives à l’issue du dialogue.

Ce communiqué du Président de la Cour Constitutionnelle dont la finalité serait de fournir un alibi au Gouvernement pour lui permettre d’organiser rapidement des élections législatives sans les réformes nécessaires et indispensables, est la position toujours exprimée par le régime RPT-UNIR dont il fait partie, ce qui prouve une fois de plus que toutes nos institutions sont inféodées au pouvoir.

Ce communiqué est d’autant plus provocateur que c’est le régime RPT-UNIR lui-même qui, dans ses multiples tripatouillages de la constitution de 1992, a inséré à l’article 52 une disposition qui permet aux membres de l’Assemblée Nationale sortants de rester en fonction jusqu’à la prise de fonction effective de leurs successeurs. Une disposition qui a permis aux députés de la législature précédente qui devrait prendre fin en 2012 de rester en place jusqu’aux élections législatives de 2013.

La Coalition des 14 partis de l’opposition condamne avec vigueur cette manipulation partisane et inacceptable du Président de la Cour Constitutionnelle car aucune élection sérieuse ne peut être organisée sans les réformes dans le cadre d’une transition démocratique.

Elle demande en conséquence aux populations togolaises de ne pas se laisser distraire et de rester vigilantes.

La lutte populaire est invincible.

Fait à Lomé le 13 Juin 2018.

Pour la Coalition des 14

La Coordinatrice Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON

Togo-Online.co.uk

1 COMMENTAIRE

  1. Togo: nation pilote, État charnière.

     » La politique c’est la guerre sans les armes et la guerre c’est la politique avec les armes. « . Mao Zedong

    Qui maîtrise les mers et les airs gagne au final toute guerre.

    Les airs c’est la diplomatie, les mers c’est l’offre politique attractive pour la population et les soutiens diplomatiques.

    Il est à reconnaître que si sur la mer le pouvoir est un cul de sac, ceux qui le contestent sont un mur en face sauf la critique du pouvoir en place; c’est justement ce qui fait le fonds du commerce du pouvoir en place.

    Pour les airs, une expatriation de la Direction politique de la lutte que nous réclamions est en cours( c’est décisif et urgent pour le renversement du rapport de force positif et décisif) et doit se renforcer en bonne entente avec les forces de libération intérieure.

    Pour la mer, l’intégration régionale étant l’avenir, nous avons proposé non pas la démission ou limitation rétroactive mais la refondation unilatérale, souverainiste, révolutionnaire, panafricaine, réaliste, qui s’entend fédéralisation communautaire comme expérience généralisable progressivement avec le Togo et le Ghana d’abord( une sorte de couple franco allemand à l’africaine) pour prévenir de l’ambazonisation du Togo britannique- notre Alsace lorraine- ( c’était d’ailleurs l’offre politique de Sylvanus Olympio sabotée par l’Alliance de circonstance coloniale anglo française et Nkrumah qui louchait sur tout le Togo par la déstabilisation).

    2 ème étape

    Le pari réussi du remembrement fédéralisation inclusive du Togo avec le Ghana pourrait s’étendre aux pays frontaliers : le Dahomey, la Basse et Haute Côte- d’Ivoire ( la C.I. et le B.F.).

    3ème étape

    La jonction naturelle avec le grand Nigeria fera basculer irréversiblement la CEDEAO vers l’État fédéral communautaire dont le Nigeria a une expérience demi-seculaire.

    4 ème étape
    La CEDEAO fédéralisée entrainera un effet domino sur les 4 autres grandes régions continentales: le Nord, le Centre, l’Est et le Sud.

    Une alliance stratégique avec les BRICS serait plus que souhaitable pour accompagner les grandes mutations politico économiques à réaliser.

    Hotep !

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