Grèves sèches dans les banques: malaise dans l’entourage de Faure Gnassingbé

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Les responsables du Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements Financiers et des Assurances du Togo (SYNBANK) ne semblent pas céder dans son préavis de grève sèche de 72h qui commence ce mardi 25 juin. Aux dernières nouvelles, ils invitent à une assemblée générale mardi matin au siège du SYNBANK. Cause, ils doivent décider de la suite à donner aux discussions qui ont eu lieu lundi entre eux, les responsables du NSIA et le ministre Gilbert BAWARA.

 

Que leur a dit le ministre BAWARA pour nécessiter cette assemblée générale ?

“J’exhorte les travailleurs des secteurs de banques et des assurances à surseoir à la grève et en m’engageant, en tant que membre du gouvernement, à être garant du dialogue au sein des entreprises et garant du respect des normes et du code du travail”, a déclaré Gilbert BAWARA à la presse à la fin des travaux.

Le ministre n’a pas caché le malaise du gouvernement à voir être effective cette grève. Le plan national de développement (PND) pour lequel du Chef de l’État au gouvernement, tout le monde se bat pour attirer des investisseurs.

“Tenir cette grève, cela n’est pas dans notre intérêt. D’autant plus que nous sommes à quelques jours seulement après la visite de travail du président de la république pour vendre la destination Togo comme une économie ouverte, accueillante et dynamique afin d’attirer les investisseurs à venir chez nous ; il y a seulement quelques jours que nous avons eu le premier forum économique entre le Togo et l’UE au cours duquel nous avons également lancé des appels aux investisseurs.


Il ne faut pas que quelques jours après ces deux rendez-vous des signaux négatifs et décourageants soient lancés à l’endroit des investisseurs et du monde des affaires”, a fait savoir le ministre en charge du travail.

Des discussions, il a été aussi question du sort des neuf personnes licenciées. Le gouvernement dit ne pas faite du dirigisme sur les investisseurs, mais ce ne sera pas pour autant que le code du travail sera mis en veilleuse.

“Je voudrais rétirer la disponibilité du gouvernement à être aux cotés non seulement des employeurs mais aussi des travailleurs. Certes nous avons besoin d’entreprises et des investisseurs qui prennent des risques pour donner du travail aux togolais mais le gouvernement se tiendra absolument et résolument aux cotés des travailleurs pour protéger et défendre leurs intérêts”, a-t-il martelé.

Malgré tout ceci, Gilbert BAWARA laisse au SYNBANK le dernier mot. “Je n’ai pas de garantie d’assurance sur ce que sera l’issue de mon appel”, a-t-il nuancé.

Source : Togoweb.net

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