Good Morning Africa Festival, fruit du pont culturel entre Alawogbé et Nantes

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Le festival Good morning Africa, né du brassage entre la musique d’Alawogbé (Togo) et celle de Nantes (France), annonce ses couleurs pour la deuxième édition. Lors d’une conférence de presse à Alawogbé dans la préfecture de l’Avé à 70 km de Lomé, le comité d’organisation a étalé un menu riche en sons et en activités de ce festival qui dure une semaine.

C’est en plein air, dans un décor artistique créé par des jeunes à l’entrée du village de la localité que la population d’Alawogbé dans le canton de Dzolo, les membres des associations ABSTRACK et Distinct Relatives avec l’onction des garants des us et coutumes que les activités ont été lancées. Le porteur du projet est Ametou Kossi alias Ametek, rappeur, ex-membre du groupe Djanta Kane, fils du milieu.

L’objectif du festival est d’abord culturel, puisque c’est la musique qui a été et demeure le trait d’union entre Ametek et le groupe ABSTRACK de Nantes en France. Et les femmes chanteuses du village d’Alawogbé ont été mises à contribution.

Leurs chansons qui étaient des chants de consolations et de gaieté ont été enregistrées lors de la dernière édition puis gravées sur CD. Un brassage entre tradition et modernité afin d’assurer la mémoire de ces chants de terroir. Les retombées de la vente des CD reviendront aux femmes chanteuses.

Selon Tisserandet Valentin, Co-directeur d’Abstrack « notre domaine, c’est la culture et l’art. Nous pensons qu’il est possible de partager entre les peuples la culture et l’art tout en valorisant ce qu’il y a ici. Notre objectif est de faire la lumière sur les populations, montrer qu’ils ont une richesse. La musique est le point de départ de ce festival ».

La semaine sera meublée d’ateliers de femmes chanteuses, de peinture, musique, photo, de confection de perles, etc. Un grand concert se tiendra samedi où différents artistes venant du Bénin, du Ghana seront de la partie. Le grand tam-tam Atoumpani résonnera également.

Les innovations pour cette édition sont l’enregistrement des chansons du terroir dans un studio pour des sons de qualité. Aussi l’édition sera une occasion d’honorer la mémoire de Feu Akofa Akoussa, la diva togolaise, native de l’Avé. Ainsi des graffitis seront faits sur les murs du village pour perpétuer sa mémoire et rendre le village plus attrayant.

Au projet culturel, les deux associations ont ajouté le volet social. Ainsi un rond-point dont la fondation sera érigé pour donner une indication sur le nom du village à tout étranger. « Au début, quand j’ai initié le projet, on devait remettre le plan d’Alawogbé sur le dossier. On a cherché sur google mais on ne l’a pas trouvé. Le festival de l’année dernière a fait connaitre le village. Maintenant, on veut prendre une vue d’Alawogbé pour mettre sur google Map », a dit Ametek.

De même des dons ont été faits aux joueurs du canton d’Alawogbé suite à un tournoi de football qui a vu la victoire du canton. L’école a reçu des livres.

Magnim

Source : www.icilome.com

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