Eric Dupuy : « Tout ce que nous ferons, nous le ferons de manière consensuelle »

Eric Dupuy, Secrétaire à la Communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), membre de la coalition des partis de l’opposition, revient sur les prochaines discussions entre le pouvoir et l’opposition.

Qu’avez-vous dit aux émissaires ghanéens ?

C’est le point sur l’éventualité des discussions et nous nous sommes mis d’accord sur certains points à savoir le lieu, la composition des délégations et puis la mise en place d’un comité préparatoire. Donc pour l’instant ils sont allés voir l’autre partie et on attend le retour pour pouvoir démarrer.

Où est-ce vous avez proposé pour ces dialogues ?

Lomé.

Et comment vont se dérouler les choses ?

Vous me posez une question un peu délicate puisque je vous ai dit tout à l’heure qu’il y a un comité d’organisation qui va être mis en place. Il appartiendra à ce comité d’organisation qui sera certainement un comité paritaire RPT/UNIR et l’opposition, je veux dire les 14 partis de l’opposition qui vont se mettre d’accord de l’ordre du jour, du timing et ses dessous.

Et c’est ce comité qui va fixer la date ou c’est le gouvernement ?,

Nous avons toujours dit que cette fois-ci, on ne nous imposera rien. Tout ce que nous ferons, nous le ferons de manière consensuelle. Donc c’est ensemble que nous allons fixer la date, c’est ensemble que nous allons fixer les thèmes de discussions, c’est ensemble que nous allons fixer la durée de ces discussions.

On a vu des émissaire ghanéens, on a aussi parlé de la Guinée, est-ce c’est le Ghana qui assura la médiation ? Qu’est-ce qui va se passer au juste ?

Pour l’instant, plusieurs pays africains de la sous-région ont mandaté le Ghana pour commencer les travaux. Mais je suis persuadé que tous les autres chefs d’Etat de la région auront un regard fixé sur le cours des travaux. Que ces travaux soient dirigés ou soutenus par le Ghana ou non, je pense que cela concerne pratiquement toute l’Afrique ce qui se passe actuellement au Togo.

L’opposition a posé des conditions pour ces dialogues pour ne pas parler des préalables.

Non, ceux ne sont pas des conditions. Et d’ailleurs, nous l’avons toujours dit. Cela fait partie de nos revendications. Si vous voulez, je vais vous les rappeler : C’est le retour à la constitution du 14 octobre 1992 dans sa forme originelle.

Je ne parle pas de cela. Avant d’aller à ce dialogue vous posez des conditions.

Nous disons nos revendications sont : Le retour à la constitution du 14 octobre 1992 dans sa forme initiale, la libération de tous les prisonniers politiques. Donc cela fait partie des revendications. La levée du blocus militaire qu’il y a actuellement dans trois villes du Togo à savoir Mango, Bafilo et Sokodé. Il y a également le vote de la diaspora, il y a le problème lié aux institutions. Tout cela fait partie de la revendication que nous avons toujours formulée.

Nous avons rencontré ce matin Mme Adjamagbo qui disait : « Ils nous demandent d’aller dialoguer alors que nous avons nos enfants en prisons ».

Vous vous l’appelez conditions. Nous vous disons que cela fait partie de ce que nous exigeons. S’ils veuillent qu’on discute, nous sommes d’accord. Nous avons dit que nous étions ouverts aux discussions. Il faut qu’ils fassent preuve de bonne volonté pour que cette discussion soit sereine et acceptable par tous dans la mesure où eux-mêmes, ils ont fait un semblant de main tendue. Vous avez oublié qu’il y a une semaine ils ont sorti un communiqué disant qu’ils font preuve de main tendue, ils ont déclaré qu’ils libéraient 42 personnes et rendaient les motos saisies. Donc ils n’ont qu’à continuer dans cet effort-là pour que les discussions soient apaisées et sereines.

Personnellement, est-ce vous pensez que ce dialogue que vous allez entamer en décembre accouchera quelque chose de sérieux ?

Malheureusement, je ne suis pas le seul acteur mais je suis comme la plupart des Togolais. Je souhaite vivement pour une fois que nous puissions aboutir à quelque chose. La chose la plus importante que nous demandons ce sont les réformes à savoir le retour à la constitution de 1992 avec à la clé l’alternance politique. Parce qu’il ne faut pas oublier que cela fait cinquante années que notre pays n’a pas connu d’alternance politique.

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