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Déclaration des biens : des querelles et jalousies entre héritiers ?

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L’opposition togolaise ne cessera jamais de surprendre les populations par leur incohérence et cafouillage notoires dans ses réactions face aux initiatives du gouvernement. Après avoir pendant des années réclamé à travers des marches et des meetings politiques, la mise en œuvre de la loi sur la déclaration des biens et avoirs dans le pays, Jean Kissi du CAR a choqué les Togolais en fustigeant la mise en œuvre de cette disposition constitutionnelle pour des raisons socio-culturelles. Alors que tout est fin prêt pour le démarrage effectif de la déclaration des biens et avoirs tant réclamée par la classe de l’opposition y compris le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Jean Kissi, ce dernier a surpris désagréablement la population et surtout les auditeurs de Radio Victoire FM dans sa sortie médiatique du début de la semaine.

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Le Togo s’est engagé dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance sous le leadership du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. La Loi organique N° 2020-003 du 24 janvier 2020 fixe les conditions de déclaration de biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents assujettis. C’est dans ce sens que le médiateur de la République Mme Awa Nana Daboya investi pour recevoir les déclarations des biens et avoirs s’attèle à concrétiser le processus au grand bonheur du gouvernement et du peuple togolais. Quel n’a pas été l’étonnement des Togolais d’entendre le secrétariat général du CAR, un parti politique de l’opposition de surcroît ‘‘des deshérités’’ se dresser contre cette décision du gouvernement visant à lutter contre la corruption ? Pour Kissi, la seule chose importante qu’il faille pour la transparence et la bonne gouvernance est la lutte anticorruption. « Le mal dont le Togo soufre et pour lequel on propose ça comme solution, ce n’est pas la déclaration des biens qui va le résoudre, c’est la lutte anticorruption qui va le résoudre». L’on se demande si le secrétaire général du CAR est plus crédible que la constitution togolaise ou encore si la déclaration des biens et avoirs n’est pas une autre forme de lutte contre la corruption. Malgré que plusieurs pays du continent noir avec les mêmes réalités sociaux culturelles que le Togo, pratiquent déjà la déclaration des biens, jean Kissi estime que cette pratique en Afrique crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.

«Il y’a des problèmes, il y a des pesanteurs socio-politiques, culturelles africaines que je connais : plusieurs parents n’ont pas envie que leurs enfants sachent les biens qu’ils ont, parce que les enfants, ils trempent dans la paresse. Et déjà des querelles, des jalousies qui commencent, il y a plusieurs parents qui ont des biens et qui n’ont pas envie que les enfants sachent. Il y a des parents, nous sommes dans un continent où la polygamie est encore un effet qui est là. Et il y a des hommes qui ont deux à trois femmes. Ils n’ont pas envie sincèrement que les femmes connaissent la nature de leur biens pour qu’il n’y ait pas l’impression que c’est à cause de l’argent que la femme soit encore là, ou qu’on prévoie donner à telle femme telle chose et l’autre va chercher à la tuer parce que, à l’autre, on a promis tel bien», a tenté de convaincre, Jean Kissi sur les ondes de radio Victoire FM lundi dernier.

Certes s’il est vrai que ces pesanteurs ne sont pas négligeables dans le processus de la déclaration des biens et avoirs, pourquoi avoir attendu la veille du démarrage pour relever ces difficultés de vivre ensemble que cela pourrait engendrer? Tout compte fait, le gouvernement togolais très avisé a vu d’avance ce problème que l’opposition dans son sommeil évoque à cette dernière minute. En effet, grâce à l’esprit éclairé du président de la République Faure Gnassingbé, des dispositions sont prises pour préserver la paix et le vivre ensemble dans les familles et dans la société après la déclaration des biens et avoirs. D’abord une campagne de sensibilisation sur le bien-fondé de cette décision de déclaration des biens a été organisée et ensuite l’option pour une déposition sous plis fermé avec une stricte confidentialité, a été prise par le gouvernement. Pour l’heure rien ne peut arrêter cette vision du chef de l’État qui est d’ailleurs appréciée un peu partout dans l’opinion publique nationale, de se réaliser.

Avec Chronique de la Semaine

Source : Togoweb.net