De la crise sociopolitique à la crise socioéconomique: Les commerçants togolais aux abois

La crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août dernier paralyse le pays sur tous les plans. L’économie togolaise, à cause du surendettement, est complètement à plat. Le taux de croissance en chute depuis 2015 vire au rouge.

La crise politique que connait le Togo classé 154e sur 190 pays selon le dernier rapport Doing Business sur l’amélioration du climat des affaires, sape la bonne marche des activités dans le pays. Et ce ne sont pas les ministres-conseillers Noupokou Dammipi, Djossou Semondji qui diront le contraire.

D’ailleurs au lendemain des premières séries de manifestations des Togolais qui veut le départ de ce régime, le gouvernement a annoncé une perte quotidienne d’1,5 milliards de Franc CFA de recettes enregistrée par les services compétents, sans pour autant chiffrer l’impact de la censure d’internet intervenue par moment. Passons!

Les violences essuyées par les manifestations de l’opposition ont encore porté un coup dur à l’économique togolaise déjà en souffrance. Durant toute la semaine du 16 au 22 octobre 2017, à Lomé comme l’intérieur du pays, les activités économiques ont tourné au ralenti.

De Déckon au grand marché de Lomé, en passant par le marché de Bè, d’Akodésséwa et de Hédzranawoé, les activités commerciales ont été timides. Des boutiques et étalages ont été fermés.

Ce n’est que lundi, 23 octobre que la vie économique a repris dans la capitale togolaise. Certains commerçants rencontrés cette semaine à Lomé souhaitent que l’accalmie dure pour la bonne marche de leurs affaires. Ils craignent que cette crise politique aggrave la crise socioéconomique que connait déjà le pays.

« Cette semaine est bonne plus que l’autre semaine. Les choses redeviennent normales, donc on ne peut que souhaiter que cela dure. Parce que cette crise politique n’arrange personne économiquement. A l’allure où vont les choses, cette crise sociopolitique va forcement aggraver la crise socioéconomique au Togo », a indiqué Tanti-Ana, une commerçante rencontré au grand marché de Lomé.

Georges, un réparateur des téléphones mobile à Déckon est de même avis. Lui appelle de tout son vœu, la paix. Il prie que le pouvoir et l’opposition trouvent vite un terrain d’attente.

« Cette semaine je suis sorti. La tension est un peu diminuée. Depuis un certain temps, les activités ne marchent plus. Mais avec les manifestations, la situation s’est aggravée. Nous prions nos dirigeants de trouver un terrain d’attente pour stopper l’hémorragie. Sinon si ça continue comme ça, on ne peut pas s’en sortir », s’inquiète-t-il.

Notons que les 7, 8 et 9 novembre, le peuple togolais sera encore dans la rue pour réclamer le retour à la Constitution 1992 avec toutes les conséquences qui en découlent…

La Maison Blanche, dans une déclaration relative à la crise sociopolitique du Togo, a exhorté le régime au respect des droits de manifestation. Va savoir si Faure Gnassigbé et son gouvernement tiendront compte de cette exhortation en laissant le peuple manifester librement la semaine prochaine.

KG

www.icilome.com

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