Crise et sanctions dans l’Education : Gilbert Bawara entre en scène!

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La situation sociale du pays dans ce contexte de covid-19 préoccupe tant les autorités togolaises qui ne ménagent aucun effort pour trouver des solutions durables pour le bienêtre de la population togolaise.

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Le gouvernement par le truchement du ministre Gilbert Bawara de la fonction publique a tenu à donner des explications aux populations face à un certain nombre de sujets liés au social à travers une émission sur la chaîne nationale TVT. De prime abord, le ministre de la fonction publique a rassuré de la tenue d’un prochain concours de recrutement général. Il a saisi cette occasion pour annoncer la reprise du versement des allocations de départ à la retraite en donnant des précisions sur la mise en œuvre de la loi sur l’assurance maladie universelle qui est devenue une réalité au Togo.

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Concernant le secteur de l’éducation qui est secoué ces derniers temps par la grève des enseignants, le ministre Bawara rassure que le gouvernement prend des dispositions qui s’imposent. En parlant du recrutement général dans la fonction publique projeté par le gouvernement, Gilbert Bawara a expliqué que ce concours est maintenu même si celui-ci a connu un retard observé du fait que le Togo traverse une situation exceptionnelle due à la pandémie du Coronavirus.

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Selon le ministre, ce concours va entraîner une forte mobilisation des candidats. Mais dans le contexte où le pays connaissait des cas de contaminations dus au covid19, le gouvernement ne pouvait l’organiser de peur d’envenimer la situation. Et c’est ce qui explique également, selon Bawara, le retard accusé par les concours de recrutement dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du ministère de l’économie et des finances.

Pour le ministre, il y a une certaine clarté et le gouvernement est en passe d’accélérer les préparatifs en vue de la tenue effective de ce concours de recrutement. «

Nous espérons que dans les semaines qui viennent, nous pouvons publier un communiqué indiquant les profils et les compétences qui sont recherchés « , a-t-il déclaré. Sur tout autre registre, Gilbert Bawara a évoqué le paiement des allocations de départ à la retraite en rappelant que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a toujours été soucieux de la situation de ceux qui ont servi le pays. C’est pourquoi, il a précisé que l’Etat fait en sorte que les moments de départ à la retraite ne soient pas des moments d’angoisse.

Fort de ce constat, le ministre de la fonction publique a annoncé la mise en place prochaine d’une base de données intégrée au niveau de la Caisse de retraite reliant les ministères de la fonction publique et des finances. Aussi a-t-il pris en aversion le fait que les anciens fonctionnaires soient obligés d’effectuer un parcours de combattant pour reconstituer leurs dossiers auprès du même employeur.

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« Nous allons mettre en place la base de données intégrées, mener un certain nombre de réformes pour que les formalités de départ à la retraite soient automatisées « , a-t-il rassuré. Gilbert Bawara n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par son département ministériel pour notifier aux agents leur admission à la retraite 6 mois d’avance. Il a touché du doigt des correspondances qui doivent désormais aller à la

Caisse de retraite et au ministère des finances afin de permettre aux agents concernés de finir les démarches qui visent à permettre aux retraités de commencer à rentrer dans leurs droits dès le 1er mois de la retraite.

Dans le même ordre d’idées, le ministre Bawara a annoncé qu’une allocation de départ à la retraite équivalant à 3 mois de salaire sera payée. Le ministre a également fait remarquer que le président de la République a voulu qu’il y ait un bon système d’allocation de départ à la retraite. Ainsi selon lui, Faure Gnassingbé a instruit le gouvernement de mener les études qui conviennent afin de déterminer les paramètres économiques et financiers.

Pour ce qui concerne l’assurance maladie universelle, le ministre de la fonction publique a salué une grande avancée qui fait suite à l’expérience faite avec l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) depuis 2012. Il a indiqué que la loi a été adoptée mais il y a du chemin à faire pour permettre l’incorporation effective de toutes les catégories de la population qui sont bénéficiaires de l’Assurance maladie universelle. Pour lui, il sera nécessaire d’avoir un registre des foyers, des critères qui déterminent les personnes vulnérables pouvant bénéficier du régime d’assistance. Et ceci se fera de manière graduelle.

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Parlant de la situation actuelle dans le secteur de l’éducation, le ministre Gilbert Bawara est revenu sur la grève de 48 heures observée par plusieurs enseignants affiliés à la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN). Selon les éclairages apportés par le ministre de la fonction publique, le gouvernement a opté pour la pédagogie en informant les enseignants à ne pas suivre la grève de la FESEN qu’il considère d’illicite.

C’est ce qui justifie la décision selon laquelle plus de 1200 directeurs d’école primaire ont été démis de leur poste par le Prof Dodzi Kokoroko, ministre des enseignements primaire et secondaire. Face à cette situation, le ministre dit avoir la conviction que beaucoup d’enseignants peuvent être emmenés à suivre des mots d’ordre en méconnaissance des règles applicables. Bawara rappelle à cet effet que pour aller en grève, il aurait été nécessaire que les préoccupations en cause aient fait l’objet de négociation pour aboutir à un accord ou à un échec.

Le ministre s’est demandé pourquoi les enseignants de la FESEN n’ont pas notifié un préavis de 10 jours à l’employeur ?Ce qui suppose selon le ministre que la FESEN n’a pas respecté les conditions d’une grève légale. Bawara est étonné de constater que la FESEN ait repris un mot d’ordre de grève qui a été suspendu depuis l’année dernière.

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Pour l’émissaire du gouvernement, l’organisation à l’origine de la grève a agi de façon saugrenue et le gouvernement n’a pas à se taire alors qu’on est en face d’une situation à ne pas informer convenablement les travailleurs. En ce qui concerne les informations évoquées sur les réseaux sociaux selon lesquelles le gouvernement a procédé à des menaces et intimidations des enseignants pour avoir rappelé les dispositions applicables en cas d’une grève illégale, Gilbert Bawara a balayé du revers de la main ces surenchères.

Nouvelle Opinion No 733

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Source : Togoweb.net

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