Au Togo, un programme contre le risque d’exclusion sociale des jeunes déscolarisés

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Au Togo, les autorités s’efforcent de lutter contre les problèmes d’insertion citoyenne et professionnelle des jeunes à travers le programme « Volontaires d’engagement citoyen » (VEC), ouvert à des jeunes déscolarisés ou sous-scolarisés, que l’on retrouve à la tâche dans les 117 communes du pays. Dans la commune Lacs 1, ces jeunes volontaires entretiennent l’environnement. 

À côté du pont de Zébé, dans l’espace vert aménagé, c’est munis de râteaux et de crocs qu’ils sont au travail. « Nous sommes appelés à nettoyer la ville, rendre propre les endroits qui sont sales », explique une jeune femme prénommée Godly.

Plus loin, à l’entrée de Glidji, un petit village après la localité d’Aného, un groupe de jeunes reconnaissables par leurs gilets orange, bottes et matériel de travail débroussaillent à l’aide de coupe-coupes. Après un an de formation, ils sont déployés sur le terrain pour six mois. « Nous faisons le désherbage, le sarclage et nous entretenons aussi des jardins publics, des espaces verts et des forêts urbaines. Nous ramassons aussi des déchets plastiques », détaille Essodewedeou, engagé comme volontaire d’engagement citoyen dans la commune Lacs 1.

Le programme des volontaires d’engagement citoyen vise à faire face à un problème croissant au Togo : celui de la déscolarisation d’un nombre de plus en plus important de jeunes avec un risque d’exclusion sociale. Alors se pose le problème de prise en charge. « Les jeunes qui abandonnent le cursus scolaire sont des charges. Ils rentrent dans la délinquance donc ils sont désorientés et ils abandonnent », observe le professeur Bernard Atchrimi, sociologue, directeur de l’institut Afrique-Europe de l’innovation et des métiers à l’université de Lomé.

Permettre aux jeunes d’être utiles « au sein de leur commune »

Face à ces difficultés, le programme des volontaires d’engagement citoyen propose à des jeunes sous-scolarisés ou déscolarisés une opportunité de se former sur la citoyenneté, les valeurs républicaines, mais aussi d’acquérir des compétences professionnelles.

Ce sont des jeunes envoyés sur le terrain pour participer à des activités d’intérêt public, explique Omar Agbangba, directeur de l’agence nationale du volontariat au Togo : « Nous avons voulu traduire tout ce qu’il y a comme opportunité de travail à faire. Les jeunes aussi qui existent, qui n’aspirent qu’à faire quelque chose, les mettre à contribution pour faire quelque chose d’utile au sein de leur commune. »  

Ils sont ainsi près de 6 500 jeunes déployés dans les 117 communes du pays. Le programme leur attribue une allocation qui leur permet de vivre quand ils sont sur le terrain. Certains observateurs regrettent le manque de suivi des jeunes une fois leur période d’engagement terminée.

Source: rfi.fr/fr/afrique

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Source : icilome.com