4ème mandat : Faure Gnassingbé ou la carte de la sécurité

La crise sanitaire due au Covid19 a mis en arrière-plan, les défis sécuritaires liés à l’expansion du terrorisme dans la sous-région ouest- africaine. Cependant, si les medias n’en font plus leur chou-gras, il n’en demeure pas moins que la menace couve toujours et peut ressurgir à tout moment.

Faure Gnassingbé, a fait le pari de protéger ses concitoyens à travers des mesures sécuritaires depuis déjà quelques années. Le nouveau mandat lui offre l’occasion de poursuivre l’édification de cette stratégie sécuritaire qui a permis au Togo d’être épargné jusque-là de l’extrémisme violent.

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Le Président de la République ne se voile pas la face et reconnait que la menace est réelle. Pour lui, au regard de cette situation de dégradation rapide et inquiétante de la situation sécuritaire dans la sous-région, le Togo, dans cet environnement, se doit de tout mettre en œuvre pour maintenir un climat de paix et de sécurité qui est la condition primordiale pour tout développement.

” Notre conviction est que cette sécurité ne sera obtenue que par une action de tous en interne et avec nos différents partenaires sur le plan international, en particulier sous régional. Conscients de notre responsabilité historique, nous avons pris des mesures difficiles, mais nécessaires, pour préserver notre quiétude.

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Nous poursuivrons dans ce sens, en nous appuyant encore plus sur l’implication des communautés à la base.”, affirme-t-il. Tout un programme. Dans ce sens, Faure Gnassingbé poursuivra le renforcement des dispositifs permettant de faire face aux nouvelles menaces et la poursuite de la modernisation des forces de défense et de sécurité (renforcement de leur professionnalisme ; accroissement de leurs capacités et moyens d’actions).

La poursuite des mesures relatives à la sécurité maritime aux larges de nos côtes afin de lutter contre la piraterie maritime et de permettre à l’économie bleu de jouer pleinement son rôle, le développement accru d’une vigilance citoyenne et de relations harmonieuses et de confiance entre les populations et les forces de défense et de sécurité à travers les comités interministériels de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV).

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La promotion du dialogue communautaire sur les causes des tensions en impliquant les jeunes et les femmes de manière spécifique, le renforcement de la sécurité de l’écosystème digital par l’opérationnalisation dès cette année 2020 de l’Agence Nationale de la Cybersécurité (ANCy) et de l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) afin d’établir la confiance entre les acteurs et protéger notre pays et notre population des intentions malveillantes sont aussi des mesures idoines qui vont contribuer a endiguer l’extrémisme violent et à préserver la paix dans le pays.

La gouvernance concertée

Car, au-delà des divergences légitimes, il est possible de créer une véritable cohésion nationale fondée sur le dialogue, la concertation et la ferme volonté de rassembler davantage les acteurs de la société togolaise autour des idéaux et des objectifs essentiels de paix, de sécurité, de développement, de prospérité et de mieux-être partagés.

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Il n’y a pas de doute que les Togolais vouent un attachement viscéral à leur pays, à son développement, à sa prospérité, à son unité et à sa cohésion. Ils ont pu le démontrer à de nombreuses occasions et au quotidien à travers leur implication en tant qu’acteurs de développement à la base et au travers des structures de développement communautaire, et désormais dans le cadre de la décentralisation.

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Le parachèvement de l’architecture institutionnelle prévue par la Constitution avec l’élection et l’installation des conseils régionaux et du Sénat, l’instauration de mécanismes et de cadres de dialogue et de concertation, au moins une fois l’an, avec les principaux acteurs et composantes de la société togolaise sur les priorités et objectifs de développement ou des questions spécifiques d’intérêt national (partenaires sociaux, collectivités et autorités locales, organisations professionnelles sectorielles), la mise en place d’un dispositif annuel et participatif d’évaluation de l’action publique à travers notamment un forum national citoyen sont autant de cadres participatifs citoyens, un melting-pot des idées pour une cohésion nationale.

Le pays en a et en aura besoin face au défi sécuritaire et surtout, à celle sanitaire qui prévaut actuellement.

Le Medium

Source : Togoweb.net

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