dimanche, janvier 29, 2023
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Vie chère : voici comment la pauvreté pousse la jeune fille togolaise dans la prostitution

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La prostitution de la jeune fille est un phénomène bien visible au Togo. La dépravation des mœurs, l’immoralité accrue et l’exploitation sexuelle des filles à des fins économiques par des proxénètes bien organisés, sont des maux qui minent le Togo, en ces temps de crises et de vie chère

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Depuis quelques années déjà, des jeunes filles âgées de 15 à 20 ans et surtout les plus belles, mirobolantes, potelées avec des formes bien à l’africaine, (et même des jeunes hommes) qui sont à la recherche des gains faciles, s’adonnent à des transactions sexuelles avec un ou plusieurs partenaires en invoquant la vie chère et la pauvreté comme raison principale.

Bien que l’on dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde, jamais on ne ne nous a pas dit que les plus jeunes pouvaient embrasser ce métier. Mais oui, fort est de constater aujourd’hui que l’exploitation sexuelle et la prostitution des jeunes filles prennent des proportions inquiétantes dans le pays de Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé

Ce phénomène est plus visible dans les zones touristiques dans certains grands hôtels à Lomé comme à l’intérieur du pays (de grandes chaînes internationales…) qui font fonctionner ouvertement leur bar VIP ou Night-Club avec cette prostitution des adolescents dans une grande quiétude et en complicité avec ceux-là qui sont censé combattre et éradiquer ce mal.

En effet comme dans la plupart des capitales africaines, Lomé et ses grandes villes n’échappent pas à la prostitution des jeunes filles. Racolage dans les rues, les hôtels, les bars ou les « salons de massage », rien de plus facile que de trouver une péripatéticienne.

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Beaucoup d’entre elles s’impliquent dans des activités sexuelles prématurées, qui, éventuellement posent des menaces non seulement à leur bien-être, mais aussi au développement de leurs communautés et par par extension depuis quelques années, le milieu éducatif togolais est gangréné par la prostitution devenue presque une mode.

Hier un sujet tabou, le sexe cet organe précieux surtout chez la gent féminine, est devenu aujourd’hui des petits pains que les jeunes filles livrent aux hommes fortunés sans modération pour des billets de banque jusqu’à ce que cela devienne un travail pour celles-ci.

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Oui, ce phénomène assez inquietant est bel et bien présent dans les établissements scolaires privés comme publics (collèges, lycées et universités du Togo) de Lomé et de l’intérieur du pays et alimente le débat avec son lot de scandales.

Le sexe à volonté dans les milieux scolaires au Togo, va finir par emporter ces adolescents supposés être la relève de demain. L’avenir de nombreuses adolescentes est en danger à cause des activités sexuelles précoces en milieu scolaire. C’est le triste constat que l’on dresse un regard sur ce qui se passe dans les milieux scolaires au togo

Une enquête déjà réalisée par notre rédaction il y a quelques mois dans le milieu scolaire nous plonge dans cette triste réalité

Aujourd’hui le phénomène de la prostitution des élèves du collège et du lycée prend de l’ampleur dans toutes les villes du Togo et chaque ville avec ses réalités. Mais la cause commune à tous ces maux est certainement la pauvreté, la démission des parents et l’absence de la relation entre les parents d’élèves et les enseignants. Et les exemples sont légion.

La pauvreté, l’une des causes de la prostitution de la jeune fille en milieu scolaire ?

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A l’école certaines élèves aiment faire du mimétisme mais la réalité économique n’est pas la même dans toutes les familles. Certaines élèves dont les parents sont financièrement bien donnent l’argent de la popote assez conséquente à leurs enfants pour qu’elles puissent manger à leur faim et pour qu’elles s’habillent aussi bien.

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Cependant à côté d’autres enfants trouvent à peine cents francs pour manger à l’école. En voulant être au même niveau que leurs amis ces dernières sont contraintes d’accepter les propositions des garçons et des hommes âgés en échangeant le sexe contre l’argent.

Adjovi, une élève en classe de terminale plutôt belle et bien taillée physiquement : «Beaucoup de mes camarades de classe utilisent des téléphones mobiles. Chaque fois que je leur demande où ils les ont obtenus, elles répondent ainsi – «Utilise ce que tu as pour obtenir ce que tu veux ». Je n’ai jamais compris cette expression jusqu’à ce qu’un jour alors que je fouillais le sac d’une de mes camarades, j’ai retrouvé des vêtements de maison. Je lui ai demandé d’expliquer… mais elle a rapidement décliné. En fin de compte, j’ai compris que, mes amis, après les cours, font usage d’un bâtiment inachevé derrière notre école pour changer leurs uniformes – prêtes à visiter des maquis du quartier, endroits souvent fréquentés par des chinois… Elles échangeraient leur partie intime contre des billets de 500 FCFA ou encore 1000 FCFA… »

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« je suis élèves en classe de premières j’ai un petit ami en France qui m’envoie de l’argent à la fin de chaque mois. J’ai un autre à Lomé qui est fonctionnaire et s’occupe de ma scolarité. Et je sors avec un troisième ici à Kpalimé qui travaille dans une banque; c’est avec lui que je passe tout mon temps et lui bien sûr s’occupe bien de ma famille. Ce qui fait je ne manque de rien » a déclaré Solange élève en classe de première.

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Aucun contrôle ni suivit n’est faits pour ses filles adolescentes complètement abandonner à leur propre sort. L’unique solution c’est la prostitution avoir plusieurs « grotos » pour leurs besoins financières.

Les principaux acteurs, gouvernement, parents et le corps enseignant doivent revoir leurs stratégies de lutte contre la prostitution de la jeune fille en milieu scolaire comme à l’apprentissage, travailler plus cordialement et en étroite collaboration avec les associations et les médias pour une grande sensibilisation afin d’éradiquer ce phénomène qui détruit la jeunesse.

Les parents doivent être sensibilisés sur leur rôle parental. La pauvreté étant une des principales causes de ce phénomène, les acteurs doivent surtout chercher à éliminer la pauvreté populaire abjecte.

Celine N.

Source : Togoweb.net