Université de Kara/Un danger public à ciel ouvert : La clôture du président Sanda érigée au pas de charge effondrée par un simple coup de vent

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Université de Kara/Un danger public à ciel ouvert : La clôture du président Sanda érigée au pas de charge effondrée par un simple coup de vent


L’Université de Kara a été le théâtre de violences aveugles des forces de l’ordre et de sécurité le mardi 8 mai dernier. Des étudiants qui s’organisaient pour des manifestations afin de réclamer leurs allocations de secours ont été violemment gazés et dispersés et des dégâts collatéraux sont insoupçonnables.

«J’ai été choqué par la violence inouïe de la répression de nos manifestations. Devant moi une dame qui était de passage a vu quatre de ses dents tomber sous l’effet d’une grenade lacrymogène dont elle a été victime. Des élèves d’une maternelle attenante à l’université ont été étouffés et abandonnés par leurs encadreurs qui ne savaient plus à quel saint se vouer », a témoigné un étudiant.

Paradoxalement, au lendemain de ces manifestations, une partie des
allocations a été payée. Où étaient les fonds ? Le pouvoir togolais ne cède que sous la pression, peut-on conclure. Autre situation incompréhensible, pendant qu’on rechigne à payer les pauvres allocations aux étudiants, le Président de l’Université Professeur SandaKomlan fait accélérer les travaux de la clôture du campus.

Des murs de plus de 20 mètres, dit-on, sont érigés à un rythme insoutenable. Et il a fallu juste une pluie la semaine dernière, pour voir une bonne partie de la clôture s’effondrer sous l’effet du vent. Là, beaucoup s’interrogent sur la qualité des travaux visiblement bâclés.

Comment l’ouvrage a-t-il été attribué ? Si un simple vent emporte la clôture, c’est bien un danger public, puisque tout passant peut en être victime y compris le président « répressionniste » SandaKomlan. Comme à Lomé, la clôture-là est érigée juste pour contenir les étudiants lors des manifestations. C’est vraiment honteux pour ce pays que des professeurs d’université sont devenus complices du pouvoir politique pour réprimer sauvagement des étudiants.

K.A.

Source : www.icilome.com