Un processus constitutionnel qu’il faudra respecter

Une coalition de 14 partis appartenant à l’opposition réclame depuis mi-août le retour à la constitution de 1992.

Les députés ont adopté en septembre un projet de réforme constitutionnelle qui prévoit une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. La constitution de 1992 ne dit pas autre chose.

Mais les opposants considèrent qu’une petite phrase contenue dans le texte de 1992 permet de pousser le président Faure Gnassingbé vers la sortie, même avant la fin de son mandat qui s’achèvera en 2020.

Dans l’hypothèse d’un retour à la constitution de 1992, Georges William Kouessan, membre de la coalition, souligne qu’il reviendrait à la Cour constitutionnelle in fine de se prononcer sur le principe ou non de rétroactivité.

Il existe donc, selon lui, la possibilité pour l’actuel chef de l’Etat de se représenter. Et c’est évidemment ce qui pose problème à l’opposition.

Un dialogue est censé s’ouvrir prochainement pour aborder l’ensemble de ces questions.

En attendant, l’opposition a appelé ses sympathisants à trois nouvelles journées de manifestations.

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