Un boutiquier interpellé pour avoir abattu un voleur à l’aide d’une arme à feu illégalement détenue

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Les habitants du canton de Kantindi dans la préfecture de Tône ont rompu leur sommeil le mercredi 14 Mai dernier aux environs de 01 h du matin. Pour quelle raison ? Le nommé Boundja Nakpendja (35 ans), détenteur d’une boutique d’alimentation générale dans le canton de Kantindi, a ôté la vie d’un jeune homme âgé d’environ 27 ans avec une arme à feu au matin de bonheur du mercredi 14 mai 2014.

L’histoire se déroule au bord de la route Dapaong-Korbongou dans une boutique isolée située entre une grande teckeraie et le CEG de Kantindi, à 07 km de la ville de Dapaong.
Selon le commandant de la brigade de la gendarmerie de Korbongou, à leur arrivée, après avoir été saisi aux environs de 03h du matin du 14 mai dernier, ses éléments « ont retrouvé un jeune abattu avec une arme à feu et couché par terre ».

Afin d’ouvrir une enquête, ils ont recueilli la narration des faits, faite par le boutiquier. Il ressort qu’«  il était dans sa boutique pour la garde de ses marchandises, quand vers 01 heure, les voleurs étaient arrivés et ont commencé par couper une partie d’une feuille de tôle, ignorant que le boutiquier était à l’intérieur. S’étant rendu compte qu’il avait à faire à des voleurs, ce dernier apprêtera son fusil et c’est au moment où le premier du groupe tentera de passer sa tête en premier que le boutiquier le butera. Tombé, les autres ont pris la clé des champs ».
Le boutiquier a été finalement mis aux arrêts et détenu à la brigade de Korbongou. Quand au corps du voleur abattu, il est à la morgue du CHR de Dapaong, pour son identification et en attendant de démasquer le reste du groupe, vu que le boutiquier a clairement indiqué le voleur abattu n’était pas seul.

Ceci n’est qu’une situation qui vient confirmer l’insécurité dans nos localités d’une part, et d’autre part, attester que certains détiennent encore des armes sans autorisation. En tout cas, à en croire le frère aîné de Boundja Nakpendja, « cette arme est à notre père qui l’a acheté quand mon petit frère était encore très petit. Mon petit frère l’a toujours utilisé pour garder sa boutique car chez nous, il y a trop de vol. Même les bœufs de notre papa sont finis à petit coup. Mon petit frère a voulu déclaré cette arme qui appartient à notre papa défunt ; mais comme il n’est pas le seul enfant, il s’est retenu de le faire dans l’intention d’éviter l’expropriation de l’héritage. Donc, nous demandons au gouvernement de venir à notre aide sinon, il n’y aura pas d’élevage ni de commerce à Kantindi  ».

V.G, Savanes

Source : www.icilome.com