Togo-UFC : les dessus de la visite de Gilchrist Olympio à Lomé

Le retour du président national de l’Union des forces de changement (UFC) en terre togolaise, à Lomé plus précisément, est lié à une urgence interne à son parti qu’il est venu régler.

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Arrivé autour de 17heures 30 ce jeudi 9 juin par la frontière Togo-Ghana, Gilchrist Olympio a été accueilli par une partie importante des cadres de son parti, notamment : Me Jean-Claude Homawoo, conseiller spécial, François Essolabinam Lokadi, sixième vice-président (tous les deux sont membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Elisabeth Pandam, conseillère du bureau, Sena Alipui, conseiller spécial et troisième Vice-président de l’Assemblée nationale, Komi Agbanu, président du groupe parlementaire du parti à l’Assemblée nationale, Géatan Ahoomey-Zunu, vice-président de la Commission Finance et Développement économique de l’Assemblée nationale, Emmanuel Vivien Tomi, conseiller à la communication, etc.

Aux abonnés absents, on peut citer : Elliott Ohin, le deuxième vice-président de l’UFC, connu pour son ambition débordante d’en devenir le président national, et ceci à travers des méthodes peu orthodoxes, dans une logique de putsch, croient savoir ses détracteurs. Lui et ses soutiens au sein du parti ne sont pas allés à la frontière pour accueillir celui qui a été, jadis, l’opposant charismatique au Togo.

« Faire le ménage »

Le fils du premier président du Togo, Sylvanus Olympio, qui vit désormais entre Accra, Paris et Londres, après qu’il a annoncé son retrait de la vie politique nationale, selon nos informations, aurait fait le déplacement de Lomé pour mettre de l’ordre au sein du Bureau directeur de l’Union des forces de changement. « Ce retour marque la fin du putsch en cours », glisse un visiteur régulier du soir du patriarche.

Le miraculé de Soudou est revenu pour réaffirmer son autorité à tête du parti, régler le problème de plainte déposée par les proches d’Elliott Ohin contre les députés de leur propre formation politique au sujet de l’affaire de l’élection de Me Jean-Claude Homawoo et François Essolabinam Lokadi en tant que membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les affaires de détournement de fonds imputés à Elliot Ohin, entre autres.

« Il est revenu pour reprendre le plein commandant du parti. Il n’y a pas de vacance de pouvoir, il n’en a jamais eu d’ailleurs. Il va faire le ménage », ajoute un autre cadre de l’Union des forces de changement proche du président national.

L’intéressé lui-même après qu’il a foulé le sol togolais déclare, comme pour dire qu’il est trop tôt de l’enterrer : « Je suis très heureux de vous retrouver tous en pleine forme. Je vous remercie également pour votre détermination à poursuivre la lutte politique et je remercie également Dieu pour ça. C’est vrai qu’à certain âge, on n’est plus en forme comme avant, mais je vous rassure que j’en ai encore un peu pour poursuivre la lutte ». Parviendra-t-il à « faire le ménage » et envisager l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire comme beaucoup de militant le réclament ? Les jours suivant nous le diront.

Source : icilome.com