Togo, Supposée sanction du Président de la FeToBoxe : Quand les hallucinations de Bayor discréditent le CNO-Togo

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Le mouvement Olympique togolais est sérieusement menacé par de décisions iniques et préjudiciables du controversé président du Comité national olympique du Togo (CNO-Togo) Bayor Azad Kelani. Ses derniers faits d’armes remontent à fin mai dernier à travers une série de sanctions dont celle du président de la Fédération togolaise de Boxe (Fetoboxe)

En effet, le CNO-Togo a collé des sanctions à au moins sept dirigeants et athlètes pour participation d’une athlète aux jeux olympiques de Sotchi sur de fausse identité togolaise et la participation à une compétition à l’extérieur sans autorisation des autorités.

5 ans pour Toto Tessilim dans l’illégalité innommable

Le CNO-Togo a décidé de « suspendre Tessilimi Toto, président de la Fetoboxe (Fédération togolaise de boxe) de toute activité liée à la gestion des associations sportives sur l’étendue du territoire pour un période de 5 ans ». Il est reproché à M. Toto, élu le 19 août 2017, des dysfonctionnements au sein de sa fédération après que des athlètes ont participé à une compétition à l’extérieur du pays sans autorisation. Il s’agit du Tournoi de boxe de la Zone 2 organisé du 27 au 30 mars 2018 à Conakry en Guinée. Malgré le refus notifié du Ministère en charge des Sports, Tevi Sylvain Adote, Directeur technique de la Fetoboxe et Komlangan Hounkpatin, pugiliste, s’y sont rendus. Dans la même veine, M. Adote écope de 5 ans de « suspension de toute activité et fonctions de gestion au sein des associations sportives sur l’étendue du territoire togolais ». De son côté, le boxeur Hounkpatin reçoit un avertissement.

D’abord, les articles invoqués par Bayor dans l’exposé des motifs ne sont aucunement fondés. Il y en a même qui sont pures inventions.

En parcourant les statuts de la FeToboxe, il n’est écrit nulle part qu’un président de CNO-Togo peut prendre des sanctions contre un membre. En clair le président du CNO-Togo n’a aucune prérogative pour se sanctionner un président d’une association sportive.

A titre illustratif, la sélection Espoir de football a pris part au tournoi de Toulon en France tout récemment au cours duquel un joueur s’est évadé. Il est évident que c’est de la responsabilité de la Fédération Togolaise de Football. Dans ce cas précis, Bayor peut-il prendre des sanctions contre le président de la FTF Kossi Akpovy ?

Bayor peut-il aujourd’hui sanctionner Bernard Walla de la Fédération de Lutte ou André Goungu de la Fédération de Basketball ou encore Romain Tagba de la Fédération de tennis pour une quelconque faute ?

C’est totalement impensable. Mais pourquoi le fait-il pour Toto Tessilimi de la Fetoboxe ? En réalité, il s’agit d’un règlement de compte puéril pour la simple raison que Toto et son bureau ont apporté leur soutien à Me Clément Sossa à la confédération africaine de Boxe (CAB) alors que la nomination de Sossa a été faite par le Président de l’Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA). En plus la sanction facile et banale contre le président Toto est une cabale de Bayor pour revenir à la Fetoboxe qu’il a dirigée pendant 17 ans dans les magouilles et controverses. Il s’agit de garantir d’abord la caution de la Fétoboxe pour être candidat au congrès des 2 et 3 novembre prochain de l’AIBA en Russie. Depuis l’élection du bureau de Toto le 19 août 2017, Bayor a refusé de lui donner le ring pour les activités. « Quand nous sommes venus chercher le ring, ils ont changé de clés. Son Secrétaire Général est à la fois son secrétaire de l’hôtel Excellence Amouzou Komi, Bayor dit que c’est son bien personnel alors que son SG a déclaré devant la presse que le ring appartient à la FeToBoxe. Nous avons reçu 22 feuilles inutiles lors de la passation. Ils ont bloqué l’adresse mail. Pas de compte bancaire on se pose la question, comment Bayor reçoit les aides de l’Etat », a révélé une source proche de la FeToBoxe.

Aujourd’hui, Bayor qui a toujours considéré la Fétoboxe comme sa propriété privée ne peut plus continuer ses manigances destructrices.

Quand bien même le président Toto a commis des fautes lourdes, il revient au Bureau Exécutif de prendre les décisions qui s’imposent et non à un imposteur président du CNO-Togo.

Il importe également que le ministre des Sports Guy Lorenzo qui ne connaît que trop les frasques de Bayor, évite de tomber dans ses pièges à cons qui vont exacerber les crises dans les générations. Bayor n’a jamais été un exemple.

Source: Le Correcteur N°824 du 19 juin 2018

27Avril.com

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