Togo : Le paradoxe Faure Gnassingbé

Le jeune monarque togolais est une somme de contradictions. Il est très difficile de cerner sa personnalité. Quand il s’agit des citoyens d’autres pays, « Faurevi » se montre très prévenant, soucieux de leur bien-être, de leur bonheur malheureusement, il ne manifeste pas la même bienveillance, la même diligence, le même empressement à l’égard de ses compatriotes. Donnant ainsi l’impression qu’il n’aime pas les Togolais et qu’il est le président d’un pays autre que le Togo.

« Je partage le soulagement du peuple malien, des familles de M. Soumaïla Cissé et des autres otages au Mali suite à leur libération.

Mes félicitations vont à l’endroit de tous ceux qui ont œuvré pour cet heureux dénouement », s’est enthousiasmé le fils du père après la libération de l’opposant malien Soumaïla Cissé et de trois autres otages, un Français et deux Italiens.

Soumaïla Cissé avait été kidnappé le 25 mars 2020 dans son fief à Niafounké dans la région de Tombouctou au nord-ouest du Mali alors qu’il était en campagne pour les élections législatives.

L’opposant malien a passé six mois dans les mains des ravisseurs.

Pendant que Faure Gnassingbé exprime son soulagement à l’égard des otages étrangers qui ont recouvré la liberté, il a ses propres otages au Togo. Depuis 11 ans en effet, il maintient son propre frère Kpatcha Gnassingbé en prison dans une sordide affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Il est resté sourd à toutes les démarches et tractations menées par son frère lui-même ainsi que la famille, les avocats, les chefs d’Etat et diverses autres personnalités qui ont intercédé en sa faveur en vain.

En plus de Kpatcha Gnassingbé, des dizaines de militants de l’opposition croupissent dans les prisons dont le crime de lèse-Faure Gnassingbé est d’avoir manifesté dans les rues pour réclamer plus de liberté et de démocratie. Toutes ces personnes continuent de moisir en prison sans que le fils du père ait une once pitié, d’indulgence à leur égard pour les libérer et leur permettre de retrouver leurs familles.

Au même moment où il maintient des innocents en prison, il se réjouit de la libération des Français, Italiens et Maliens relâchés par leurs ravisseurs. Si ce n’est pas de la sorcellerie, ça y ressemble « faure ».

Source : Liberté N°3251 du lundi 12 octobre 2020

Source : 27Avril.com

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