Togo: la Gambie dément avoir appelé Faure Gnassingbé à démissionner

Passe d’armes entre le ministère gambien des Affaires étrangères et l’agence de presse Reuters. Dans une annonce postée sur son compte Twitter, la diplomatie gambienne a souligné qu’elle n’avait jamais appelé le président togolais Faure Gnassingbé à la démission. Une version contradictoire à celle relayée lundi par Reuters. Rappel.

“Je pense que l’Union africaine et la CEDEAO devraient s’engager sur le dossier du Togo et persuader le président de démissionner”, écrivait une dépêche de Reuters publié ce lundi et citant le ministre gambien des Affaires étrangères Ousainou Darboe.

Plus tard dans la journée, l’article a été actualisé avec des propos plus précis du ministre gambien qui y déclare que « la décision du président togolais de rester au pouvoir était la seule et souveraine décision du peuple togolais ».

Il n’en fallait pas plus pour déclencher le courroux du ministère togolais des Affaires étrangères. Robert Dussey a ainsi qualifié « d’irresponsable » la déclaration de son homologue gambien et rejeter toute « injonction » faite au Togo.

Cette vive réaction du Togo a-t-elle réussi à refroidir les ardeurs de la diplomatie gambienne ? Tout porte à le croire. Le ministère des Affaires étrangères de la Gambie a publié sur son compte Twitter un démenti des affirmations portées par Reuters. Le ministère annonce même avoir publié un autre article pour clarifier les choses. Quant au ministre Darboe, il n’a toujours pas réagi personnellement à la polémique.

Le Togo reste embourbé dans une crise politique mettant aux prises le président Faure Gnassingbé et l’opposition à laquelle s’est alliée la société civile. Les opposants au régime de Lomé exigent une limitation non-rétroactive du nombre de mandats présidentiels, ainsi que la démission du président Faure Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005, prenant la succession de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans.

La crise a déjà plus d’une dizaine de morts et des centaines de blessés en moins de trois mois.

CamerounWeb.com

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