Togo : Comment Faure à piégé Agboyémé au SCRIC

Faure Gnassingbé (g) et Agbéyomé Kodjo (d)

La déception devrait être grande dimanche dernier chez les partisans de la Dynamique Kpodzro. Dimanche 3 mai 2020, lorsque devant les petits écrans, le cérémonial de l’investiture de Faure Gnassingbé a été célébré.

Un rituel auquel venait se livrer pour la quatrième fois le fils de Gnassingbé Eyadéma dans une confusion politique généralisée. Faure Gnassingbé a prêté serment librement, aux yeux et à la barbe de la dynamique Kpodzro qui est restée coite derrière les portables et tablettes pour se lamenter.

Le miracle n’a pas eu lieu, pourtant ils en étaient sûrs. Ils ont échoué mais continuent de nourrir de faux espoirs de l’alternance entre petits mensonges et menaçantes malédictions. Le cerveau de cette mésaventure Messan Agbéyomé Kodjo a donc raté l’ultime occasion de rentrer dans l’histoire.

Ceux qui savent lire les faits et gestes de politiciens peuvent aisément interpréter les comportements et les attitudes de Gabriel Agbéyomé Kodjo ces derniers temps.

Voilà un homme qui a engagé le bras de fer avec le pouvoir des Gnassingbé, arguant avoir gagné l’élection présidentielle, proclamant être le vrai vainqueur et promettant dans l’euphorie ramener la victoire contre vents et marrées, prêt à aller en prison ou encore à mourir pour le Togo, multipliant à gauche et à droite des incantations de finir avec la dictature de système RPT/UNIR, qui se retrouve reclus après une tentative d’arrestation.

Le politicien, architecte du parti au pouvoir et de ses méthodes brutales, a décliné l’offre de la résistance après avoir été conduit manu militari à la gendarmerie pour refus de répondre aux convocations.

Présenté devant le procureur, Kodjo Agbéyomé et les siens n’ont pas hésité à accepter le silence contre une libération compromise.

Interdiction de parler de sa prétendue victoire, interdiction de sortir du pays sans autorisation, mis sous contrôle judiciaire etc. Ces restrictions sont lourdes, très lourdes, humiliantes à la limite, compromettantes à la fin.

Pour un leader avisé qui s’affirme et qui aspire lutter pour un peuple assoiffé de liberté et de libération, c’était le voie royale d’obliger le pouvoir politique à commettre le pire.

Le mettre en prison, lui et sa progéniture politique et créer le tollé international qui, on ne sait jamais pourrait exacerber la crise et obliger le système RPT UNIR à l’cher prise.

Agbéyomé Kodjo a refusé d’être brave, brave combattant comme Che Guevarra, comme Nelson Mandéla, comme Laurent Gbagbo, comme Abdoulaye Wade, comme Patrice Talon etc.

Tout ce monde a bravé la prison, la dictature, les oppressions, les menaces, les intimidations pour se sacrifier et se hisser sur le piédestal de l’histoire de leurs pays respectifs.

Agbéyomé Kodjo, le leader de la dynamique Kpodzro a choisi la voie de la facilité, il est rentré nuitamment, la queue entre les jambes, sans demander des nouvelles de la quinzaine de ses suiveurs arrêtés à son domicile. Il a choisi retourner dans son confort et mimer la résistance sans suite.

L’histoire togolaise a reconnu que autant Fabre que Tikpi Atchadam, lorsqu’ils étaient farouchement persécutés par le système RPT UNIR, bien plus farouchement qu’Kodjo Agbéyomé aujourd’hui, ils ont insisté sur le sort de leurs militants.

Les réactions des deux leaders, les communiqués, les discussions imposaient au régime en place la libération de leurs militants.

Depuis qu’il a décidé de rentrer nuitamment à la maison pour retrouver ses droits et ses habitudes bourgeoises, le leader de la Dynamique Kpodzro n’a encore levé le petit doigt pour exiger la libération des 16 personnes arrêtées à son domicile et jetées en prison pour rébellion et défiance aux forces de l’ordre.

Que se passerait-il si Agbéyome Kodjo rejetait systématiquement les restrictions à lui imposées par le Procureur de la république.

Rien d’autre que la prison mais le Togo sera donc non seulement la risée du monde en ce moment de crise pandémique, mais aussi les partenaires s’opposeront à cette arrestation et le nouvel opposant s’en sortira en héro, rentrera dans l’histoire pour avoir combattu au prix de sa liberté et de sa vie le système en place pour la libération du Togo, pour l’alternance.

Mais, refuser de se présenter aux convocations par peur d’être arrêté et accepter des restrictions humiliantes pour rentrer à la maison sans se soucier de ses suiveurs jetés en prison est une marque de l’cheté et de faiblesse pour un homme qui a donné dans une agitation illusoire, sans suite.

En ce qui concerne le combat pour l’alternance, la parenthèse de la Dynamique Kpodzro a été non seulement une perte de temps, mais aussi un opium qui a endormi le peuple lutteur face aux promesses, celle divines incarnées par le Saint Esprit et celle liées aux mérites fallacieuses et irréelles affublées au leader de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo qui vient de nous faire réaliser qu’il n’a rien d’autre que le discours trompeur et illusionniste.

Nous l’avons écrit à travers nos parutions, Kodjo Agbéyomé seul sait le jeu auquel il se livre.

Le jeu opportuniste fondé sur l’image de l’archevêque qui vient de se faire avoir par l’homme qui n’aura jamais changé dans ses versatilités d’opinion.

Il vient, une ultime fois de rater l’occasion de rentrer dans l’histoire comme il l’aura souhaité.

Ses reliques restent en place : Collaborateur patenté de Gnassingbé Eyadema, instaurateur des méthodes et pratiques viles qui ont endeuillé le Togo et ses fils, manipulateur invétérés pour les intérêts personnels, parcours taché de sang dans plusieurs coups bas, dont le plus célèbre est le massacre du Jardin Fréau, il n’a pas su effacer ce pan de l’histoire de sa vie qui lui colle à la peau.

Il a donc raté l’ultime occasion.

Source : Indépendant Express

Source : 27Avril.com

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