Togo: Apparition de «milices», pouvoir et opposition partagés, Amnesty exhorte

Un groupe de jeunes qualifiés de miliciens

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Vendredi 20 Octobre 2017 – Les deux jours de tentatives de marche de l’opposition à Lomé au Togo Search Togo ont vu naitre dans des quartiers de petits groupes qualifiés par l’opposition de miliciens. Ces derniers ont dissuadé des gens de se rendre à la marche de l’opposition et se sont opposés à l’idée de tout rassemblement.

Ces individus à la physionomie étrange, ont été aperçus le mercredi dernier dans les rues de Lomé quelques fois à bord de pick-up et autres véhicules 4X4, armés de machettes, de gourdins. Ils ont bastonné plusieurs personnes et imposé un aire de crainte dans des quartiers comme Bè, Adéwui, Gbossimé, Atikoumé ou encore Agoè.

Suite aux alertes lancé dès le mercredi dernier pat certains togolais, le ministre de la sécurité, Yark Damehame, a fait savoir sur une radio de la capitale que « Quelqu’un m’a envoyé un message disant qu’on a vu des gens cagoulés avec des bâtons … Je vais faire vérifier les informations et si elles sont avérées, on va voir d’où ces jeunes viennent ».

Mais après vérification, il s’agirait plutôt selon le ministre Yark de jeunes organisés pour défendre leur quartier. A ce sujet, il a déclaré que « Je ne sais pas ce que vous appelez milice… il y a des jeunes qui se sont organisés pour défendre leur quartier. J’ai même dit que ce n’est pas leur rôle, c’est le rôle de la police et de la gendarmerie ».

Quant aux supposés miliciens, ils ont été aperçus en train de dégager de la route nationale N°1 des barricades et pneus enflammés. Pour ce travail, l’un d’entre eux, visage masqué, a précisé que leurs missions est de libérer la voie et favoriser la circulation. Il dira à un journaliste reporter que « Filmez bien ! Vous voyez notre travail ? Les gens veulent détruire ce pays. Les autres cassent, nous on nettoie ». Loin de ce travail, ils ont versé dans la violence en s’attaquant à d’autres jeunes qu’ils voyaient dans des rues ou soupçonnaient de vouloir manifester et semer du désordre dans la ville.

Du côté de l’opposition, un leader en la personne de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson avait fait savoir à propos des milices qu’ils « ont été préparé et qui sont à l’œuvre avec le soutien des forces de sécurité ».

Pour sa part, Gerry Taama, le président du parti Nouvel engagement togolais (NET) redoute le risque d’un conflit communautaire. Sur des risques de créations de groupe de milices, Taama a fait savoir qu’il craint que d’autres communautés ne réagissent à la naissance de ces milices. Sur le danger que constituent ces groupes, le président a révélé sur sa page Facebook que « La force publique appartient à l’Etat. Les milices sont sources de guerres civiles ».

En somme et comme un appel à la retenue après la volonté de l’opposition de manifester et le refus du pouvoir de l’autoriser, François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty Search Amnesty International (AI) a déclaré que « chacun doit faire preuve de responsabilité afin de mettre un terme au cycle de la violence. Les manifestants doivent pouvoir réclamer leurs droits de manière pacifique, et les autorités ont la responsabilité de respecter et de protéger les droits humains, dont les droits à la vie, à la liberté d’expression, à la liberté de réunion pacifique et à la justice ».

Mensah, Lomé

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