Sur RFI, Boukpessi parle, Atchadam réplique

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Sur RFI, Boukpessi parle, Atchadam réplique

Le projet de loi de révision de la Constitution togolaise en ses articles 52, 59 et 60 adopté en conseil des ministre il y a quelques semaines et envoyé sur la table de l’Assemblée nationale, était prêt avant le 19 août dernier, jour où le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam a déversé dans les rues de plusieurs villes du pays ses militants.

L’information est donnée sur RFI ce mardi par le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi.

« Le dernier coup d’accélérateur vient des résultats de la commission de réflexion sur les réformes. Et dans chaque préfecture, les populations ont été claires. Elles ont dit qu’elles veulent la limitation de mandats et un scrutin à deux tours. Et cela s’est fait bien avant le 19 août », a-t-il déclaré.

Et ce coup d’accélérateur donné par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, selon lui avait pour objectif de « préserver le climat de paix dans le pays ».

« Le président est un homme de dialogue et de paix », pense le ministre qui a lancé un appel à l’opposition parlementaire à se rendre à l’Assemblée nationale ce mardi lors de sa plénière pour, dit-il, voter pour les réformes qu’elle a toujours demandées jusqu’au 19 août dernier. « J’ose croise que ces partis politiques se raviseront pour venir faire en sorte que l’Assemblée nationale puisse voter cette réforme au 4/5, on ferait l’économie d’un référendum », a-t-il ajouté.

Pour lui, il s’agit là d’une occasion de « perfectionner » un peu plus la démocratie togolaise.

En réponse au propos du ministre, le leader du PNP, Tikpi Atchadam a estimé que le chef de l’Etat a eu le temps de faire les réformes mais il ne les a pas faites.

« Nous avons arrêté de parler des réformes, nous exigeons le retour à la Constitution de 1992. Aujourd’hui, le peuple réclame son départ pur et simple. C’est lui qui a perdu le temps et c’est trop tard malheureusement », a-t-il fait savoir.

Pour lui, le référendum sera une perte de temps. D’ailleurs, le président de la République, selon lui, est décrié de partout et donc, pas question de parler d’un référendum. Son départ exigé par le peuple en est déjà un, a-t-il ajouté.

A entendre M. Atchadam, Faure Gnassingbé ne doit pas rester au pouvoir jusqu’en 2020. « S’il est là jusqu’en 2020, il trouvera un moyen pour être là », pense-t-il.

Tout ce qu’il peut faire, a-t-il proposé, « c’est d’abord de libérer les manifestants qui sont arrêtés et arbitrairement détenus, pour un apaisement. En ce moment, on ramène la Constitution de 1992, il veille à ce que les élections présidentielles, législatives et locales se déroulent bien, il n’est pas candidat et ça, c’est une transition et après, il s’en va ».

Et pour gérer cette transition politique, le leader du parti du cheval blanc pense que le Togo regorge de « personnes ressources capables ».

Pour Atchadam, il n’est plus question de parler de dialogue avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. « Le Togo est l’un des pays qui a le plus dialogué. Je ne suis pas prêt à dialoguer encore », a-t-il souligné.

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