Scandale : comment la France a torpillé le Mali


Depuis 2012, suite à la destruction de la Lybie par la France sarkozienne, la Grande Bretagne cameronienne et les Etats-Unis obamaïens, le nord Mali a été envahi par des armes en provenance de Lybie et qui se sont disséminées partout dans la sous-région prise d’assaut par des rébellions touaregs se réclamant de djihadisme.

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En réalité, pour le contrôle de l’uranium, de l’or et de plusieurs autres ressources minières et stratégiques dans le Sahel, la France a profité de sa guerre en Lybie pour créer, installer et entretenir des poches de groupes armés dans ces zones, pour rendre incontrôlables ces localités par les Etats concernés afin de mieux piller leurs ressources loin de tous les regards indiscrets.


La France de François Hollande accourut aussitôt en vertu des accords de défense maintenus toujours secrets, pour soi-disant stopper la progression des djihadistes vers la capitale Bamako qui selon elle, risquait de tomber sous le contrôle de Daesh. L’armée française entérine la partition du pays en deux dont 80% sont aux mains des groupes armés, exactement sur le modèle de la Côte d’Ivoire en 2002. Les accords de défense obligeaient la France à intervenir aux côtés de l’armée malienne en cas d’attaque ennemie. Curieusement, force est de constater qu’aucune guerre n’est menée contre ces groupes armés qui opèrent chaque jour et qui tuent par vagues des milliers de Maliens.

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La France fit interdiction formelle à l’armée malienne de combattre les groupes armés pour reconquérir les zones occupées. Pour ce faire, elle fit voter à l’ONU une résolution imposant un embargo sur les armes à destination du Mali pour affaiblir son armée. Au même moment, des avions cargos acheminent chaque jour des armes et des combattants au nord du Mali, et en repartent remplis de lingots d’or et de diamants pillés dans la zone. L’armée malienne a perdu beaucoup de ses soldats en raison de son sous-équipement qui lui est imposé.

Parallèlement, avec la levée progressive de l’embargo, les centaines de milliards débloqués par le gouvernement pour équiper l’armée ont été détournés par les dirigeants maliens qui étaient en poste.

La France força la main au gouvernement de négocier avec les groupes armés, alors que cela ne devrait pas se faire. Ce fut exactement le cas en Côte d’Ivoire où Gbagbo a été contraint par la France de négocier avec la rébellion d’Alassane Ouattara conduite alors par Guillaume Soro aujourd’hui en disgrâce.

Et cette situation perdura pendant près de 10 ans.

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En 2020, face aux revers et aux lourdes pertes qu’essuie l’armée malienne, quelques colonels ont pris le courage d’assumer leurs responsabilités en mettant fin aux fonctions des dirigeants corrompus qui ont détourné les sommes destinées à l’équipement de l’armée. Leur objectif était de redresser la situation et de rendre à l’armée et au peuple malien leur dignité et leur fierté.

Levée de bouclier de la France qui décide de quitter le Nord Mali et de rapatrier ses troupes.

Par ailleurs, le soutien manifeste de la France aux groupes armés devenu un secret de polichinelle, les nouvelles autorités militaires mises en place vont opter pour la diversification de leur coopération militaire avec d’autres puissances notamment la Russie.

Tollé général en Françafrique.

Macron et ses zouaves s’en prennent vertement aux autorités maliennes et manipulent les sous-préfets de la CEDEAO à l’effet d’engager les sanctions les plus idiotes et les plus farfelues contre le Mali.

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Comme ces tocquards ne sont pas propres eux-mêmes, ont du sang sur les mains et doivent leur pouvoir à cette France qui les maintient contre la volonté de leurs peuples, ils ne peuvent que se plier aux injections de leur maître gaulois.

Après une première série de sanctions, ils vont adopter le 9 janvier 2022 à Accra de nouvelles sanctions complètement bêtes, abjectes et imbéciles contre le peuple frère du Mali pour soi-disant exiger le retour du pouvoir aux civils à la suite d’élections qu’ils disent vouloir voir organisées dans un bref délai.

Alors, plusieurs questions se posent :

1. Ces chefs d’Etats représentent-ils nos États ? Leur obligation n’est-elle pas de protéger et de défendre nos États contre les agressions extérieures ?

2. Sont-ils là pour les intérêts de nos États ou pour ceux des puissances qui les ont placés à la tête de nos pays?

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3. Ces sanctions de la plus rare sottise ne touchent-elles pas plus les peuples maliens que leurs dirigeants ?

4. Ces gouverneurs méritent-ils de continuer de s’asseoir sur les fauteuils présidentiels de nos États après cette sournoise forfaiture?

5. Qu’attendons-nous, peuples africains, pour nous lever collectivement comme un seul homme pour exiger et obtenir le départ de ces chefs d’état pour haute trahison ?

Avec Togo Scoop



Crédit Photo RFI

Source : Togoweb.net