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Dans l’objectif de poursuivre le processus de la décentralisation amorcé depuis le 30 juin 2019 par la tenue des élections municipales, ceci pour permettre une meilleure exécution et coordination des actions de développement économique et social, corollaire de la démocratie représentative, l’émergence d’une élite locale et la responsabilisation des citoyens, le gouvernement togolais annonce la tenue dans le dernier trimestre de cette année des élections régionales.

Une démarche démocratique salutaire vu les retombées positives déjà enregistrées de la gouvernance à la base au profit des populations. Cependant, au moment où le parti Union Pour la République (UNIR) s’active pour mobiliser ses militants autour de ce scrutin, la classe de l’opposition continue de son côté de baigner dans l’indifférence et dans ses habituelles diversions.

Tout Etat sérieux qui se veut démocratique et soucieux de l’épanouissement de son peuple à l’instar du Togo, ne peut se passer du renforcement des mécanismes du développement à la base. Trois ans après l’expérience de la communalisation du pays, il est normal et judicieux que l’étape suivante qui est l’élection régionale ait lieu non seulement pour répondre aux exigences démocratiques mais surtout pour le bien-être de la population.

Aujourd’hui, beaucoup de ceux qui s’opposaient à l’organisation des élections municipales en 2019 en vociférant que le Togo n’était pas encore prêt pour se lancer dans ce processus de la décentralisation, reconnaissent le bien-fondé de cette initiative qui a permis de rapprocher les services des administrés et surtout la réalisation rapide de nombreux projets sociaux, économiques et des infrastructures dans les communes pour les besoins des populations.

 C’est donc pour apprêter les textes juridiques appropriés pour l’organisation prochaine des régionales que les députés ont adopté au cours de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2022 tenue à Kara, au Nord du pays, le 2 mars dernier, la loi dit ‘’Loi Kara’’ portant création des collectivités territoriales régionales pour achever l’organisation des collectivités territoriales prévues par la constitution et pour la préparation des élections régionales.

Cette démarche de la législation togolaise a été suivie le 7 mars par l’examen et l’adoption d’un avant-projet de loi portant modification de certaines dispositions du code électoral par l’exécutif en conseil des ministres. Tous ces actes forts qui conduisent à n’en point douter, à l’organisation imminente des régionales dans notre pays, devraient réveiller les acteurs politiques. Malheureusement à l’exception de UNIR, les autres partis politiques restent toujours absents sur le terrain pour plusieurs raisons.

Si au niveau du Comité d’action pour le renouveau (CAR) on est préoccupé par la relève du pari après la mort de Me Agboyibo à travers l’organisation prochaine du conseil, du côté de la Dynamique monseigneur Kpodzro (DMK) la réalité en est tout autre. Pour ce regroupement de partis politiques dirigé par un prélat, l’urgence n’est pas pour l’élection régionale mais plutôt à la revendication de la prétendue victoire de son candidat Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle du 2020.

« L’opportunité de la mise en place des conseils régionaux reste à justifier car au-delà des impératifs de développement qui sous-tendent ces pouvoirs décentralisés, la réalité du terrain n’indique guère la nécessité, ni l’urgence qui peuvent guider l’organisation précipitée de ces élections régionales », agite la DMK qui visiblement relègue le développement à la base au second plan de sa politique.

A l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), tout porte à croire que le parti orange a atteint ses objectifs politiques en prenant la tête de la gestion de certaines communes. Sinon comment comprendre le silence et l’inactivité de Jean Pierre Fabre et ses acolytes à quelques mois de la tenue effective des élections régionales au moment où UNIR est très active sur le terrain. Le hic, c’est que ces partis de l’opposition qui ont abandonné au vu et au su de l’opinion nationale et internationale le terrain de sensibilisation et de la mobilisation à UNIR, sont les premiers à revendiquer la victoire sans gagner ou à crier aux fraudes sans les preuves.

Et pourtant, tout le monde le sait, qui n’a pas travaillé, n’a pas droit au salaire et rien de grand ne se fait sans grands sacrifices. Pour l’heure l’État togolais ne ménage aucun effort pour parachever le processus intégral du processus de la décentralisation pour le bien être de sa population.

Chronique de la Semaine No 641