RCA: ouverture de la troisième session criminelle de l’année

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En Centrafrique s’ouvre ce lundi 16 juillet la troisième session criminelle de l’année. Un moment important car cette nouvelle session s’inscrit dans la reprise du processus judiciaire dans ce pays toujours en proie aux violences. La reprise du processus judiciaire, partie intégrante d’un Etat de droit, est un signal fort lancé aux bourreaux mais aussi aux victimes dans le pays.
Meurtre, assassinat, atteinte à la sûreté de l’Etat, pillage en réunion, rébellion. Pendant un mois et demi, des présumés criminels vont défiler à la barre pour faire face à de multiples charges. Des procès très attendus par la population.

Pour Eric Didier Tambo, le procureur général, c’est une étape importante pour un retour à la normale dans le pays. « Le credo du peuple centrafricain et du gouvernement, c’est la lutte acharnée contre l’impunité. Nous en tant que juridiction nationale aussi, cela rentre dans notre sacerdoce de chercher à condamner les malfrats, les présumés criminels qui ont commis des crimes ces derniers temps. »

Un pas en avant, mais des questions demeurent sur le processus judiciaire notamment au sujet des victimes. Plusieurs organisations dont l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme les représenteront légalement.

« Plusieurs fois nous avons assisté à des audiences où les victimes viennent elles seules devant la barre. Et en face parfois il y a des questions techniques qui se posent et ces victimes là ne sont pas en mesure parfois de répondre. Mais là avec la présence des avocats aux côtés des victimes, ils peuvent effectivement au moins être sures qu’elles ne sont pas abandonnées », explique Mathias Morouba, le président de l’OCDH.

Parmi tous les cas, celui du chef militaire du FPRC Abdoulaye Hissene – qui devrait être jugé par contumace – retiendra sans doute plus particulièrement l’attention du public.

Source : www.cameroonweb.com

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