Ouro Djikpa Tchatikpi: « L’heure a sonné pour conclure la lutte »


Les leaders de la Coalition des 14 n’ont visiblement pas encore dit leur dernier mot. Samedi dernier à Lomé, lors de sa réunion hebdomadaire, le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam a relancé le nouveau mot d’ordre de la C 14 et appelé à la mobilisation générale pour conclure la lutte.

Au cours de cette réunion à laquelle plusieurs militants du parti ont assisté, le rôle trouble de la CEDEAO dans la résolution de la crise politique togolaise s’est encore invité dans les discussions. Le PNP a vivement condamné le silence sépulcral de la Communauté sous régionale face aux multiples violations de sa feuille de route par le régime de Faure Gnassingbé. Le parti à l’emblème du cheval blanc s’est également insurgé contre l’institution sous régionale pour avoir validé « le simulacre d’élection » du 20 décembre dernier.

« Quand la CEDEAO regrette fortement la décision prise par la Coalition des 14 partis de ne pas participer au processus électoral et aux élections législatives malgré les efforts considérables déployés par les facilitateurs : Est-ce qu’une seule des mesures d’apaisement a été respectée ? Est-ce que le recensement biométrique et intégral qui favorise la transparence et l’équité dans les élections a été respecté ? Est-ce que la personnalité neutre ou un étranger à la tête de la CENI a été installée ? Est-ce que les réformes constitutionnelles que nous réclamons depuis toujours ont été faites ? Est-ce que le découpage électoral a été fait ? De quel vote parle-t-on ? La CEDEAO s’est évertuée de valider les mascarades électorales du 20 décembre, quand on sait qu’aucun point de la feuille de route du 31 juillet 2018 n’a été accompli », a souligné Ouro Djikpa Tchatikpi, Conseiller du président national du PNP.

Selon le bras droit de Tikpi Atchdam, la crise politique que connaît le pays depuis 19 août 2017 n’est pas encore résolue. « Elle reste entière et nous devons la reprendre à bras le corps, et ce, d’une manière développée et intensifiée », a-t-il pesté.

Et de poursuivre : « Il faut renouer avec la logique du 19 août 2017 avec une nouvelle dynamique de mobilisation de tous les citoyens derrière la coalition en vue de la libération de notre cher pays le Togo de la dictature de plus de 50 ans d’âge. En d’autres termes, la généralisation de la contestation à l’ensemble du territoire national et l’ensemble de la diaspora doit être de mise. Car c’est cela en fait qui a marqué notre lutte depuis 1 an et demi ».

Pour Ouro Djikpa, la mobilisation doit être forte à Lomé. « Lomé regorge en elle le tiers de la population togolaise, lors de nos prochaines marches si les populations de la capitale sortaient comme il se doit, les forces de répression seront dispersées et la victoire sera au rendez-vous. Les prochaines mobilisations doivent être à la hauteur du boycott du 20 décembre. Les populations doivent se mobiliser et se préparer pour envahir les rues de la capitale et à l’intérieur du pays. L’heure a donc sonné pour conclure la lutte », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

Source : www.icilome.com