Les professionnels de medias et le CINU autour du génocide rwandais ce mercredi

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Les professionnels de medias et le CINU autour du génocide rwandais ce mercredi

C’est à travers une conférence-débat tenue hier mercredi à Lomé que les responsables du Centre d’information des Nations Unies au Togo (CINU), et des journalistes togolais se sont entretenus sur le « rôle des médias dans le génocide et les dangers de la xénophobie, du racisme et de l’intolérance ».

L’objectif de cette rencontre, est d’inviter en quelque sorte les professionnels de médias à mesurer l’impact qu’auront les messages qu’ils véhiculent à travers leurs différents ondes et colonnes sur la vie de la population. A prendre à cœur leur responsabilité en tant qu’homme de média, à veiller au respect de l’éthique du domaine afin d’éviter des situations semblables au génocide rwandais qui a coûté la vie à plus de 800 000 personnes.

Pour la responsable du CINU, Nadiétou Zibilila, « ce n’est pas une rencontre isolée. Elle entre dans la droite ligne des activités que nous menons avec plusieurs cibles, notamment la société civile, les élèves, les groupes de femmes, des cibles avec lesquelles nous discutons de plusieurs thématiques ».

« Les causes de ce génocide sont la ségrégation dans la société rwandaise (inscription sur la carte d’identité de l’ethnie), la perte du pouvoir par les Hutus, ce qui a été à la base d’une frustration, mais surtout le rôle joué par les médias, en l’occurrence la radio 1000 collines. Le message envoyé par cette radio a atteint la majorité de la population et a fait que le génocide a duré dans le temps », a-t-elle ajouté.

A l’en croire, les journalistes sont responsables des messages qu’ils passent dans les colonnes de leurs journaux et sur les ondes des radios et télévisions. « Nous devons avoir à cœur que ces messages peuvent avoir des répercussions et cela peut être le point de départ de quelque chose qu’on ne peut arrêter », a-t-elle souligné.

Selon Magloire Kouakouvi, professeur à l’Université de Lomé, présent à cette rencontre, « Tous parlent de paix et de réconciliation mais le dernier dialogue politique a encore échoué ».

Et d’ajouter : « La minorité, la religion, les idéologies politiques et les milices, la discrimination constituent des sources de haines dans le pays ».

L’enseignant a relevé au cours de son intervention le cas de la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) dont sa mission n’a révélé aucun présumé coupable après avoir enregistré 25.000 plaintes. Il trouve cela terrible pour l’avenir du Togo.

Nicolas

Source : www.icilome.com

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