Les Légitimateurs du système RPT/UNIR au Togo : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!! 20 novembre 2019

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Les Légitimateurs du système RPT/UNIR au Togo : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!!                                                                            20 novembre 2019

COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 19 NOVEMBRE 2019 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS

RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET

COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : [email protected] qui transmettra

Le Peuple togolais refuse de comprendre que le Togo est devenu la propriété de Faure Gnassingbé et d’une extrême minorité qui adhère au système politico-économique qu’il propose et qu’il dirige illégitimement depuis quinze ans, à la suite de son père Etienne Eyadema Gnassingbé. Le Peuple togolais doit se poser la question de savoir ce que ce système illégitime pourra leur apporter en plus ou en moins, s’il perdure encore durant les cinq années de mandature entre 2020 et 2025.

1. LES SUPREMACISTES TOGOLAIS ONT BESOIN D’OPPOSANTS LÉGITIMATEURS

Ceux qui ne sont pas considérés comme des soutiens ou adhérents de ce système autocratique et suprémaciste sont systématiquement éliminés, quelle que soient les formes subtiles employées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que Faure Gnassingbé fonctionne comme un suprémaciste togolais. Les partisans du « suprémacisme togolais » fondent leur supériorité illégitime sur l’idéologie ségrégationniste d’un pouvoir politique usurpé par la contrevérité des urnes. Ils considèrent qu’une confrérie ésotérique, militaire et clanique organisée en réseaux hiérarchisés, peut et doit exercer une domination sur tout ou partie des citoyens togolais, dès lors que ces derniers cèdent à une forme volontaire ou involontaire de dépendance, d’asservissement et de servitude envers le système dominant au pouvoir. Toute contestation est réprimée brutalement dans le sang, dans l’abus de pouvoir et de droit, par des humiliations diverses notamment le déni du droit à avoir un emploi ou à générer des revenus décents au Togo, ce qui se termine en fait par un exil non sollicité. Le tout s’opère sous le vernis d’une démocratie de façade, fondée sur une altération du processus électoral (constitutionnel, législatif, institutionnel et juridique) avec comme conséquence une inversion des résultats électoraux ou une corruption de la vérité des urnes en faveur des suprématistes togolais. C’est cette opération léonine qui se prépare activement dans les arcanes du pouvoir RPT/UNIR et va s’opérer en 2020, lors de la prochaine élection présidentielle.

Pour que le système illégitime fonctionne, il suffit de l’abus du droit et du pouvoir avec l’appui de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’ONU et de la CEDEAO (Groupe des cinq). En réalité, pour que le système perdure et que le Peuple soit mystifié et ne sache pas contre qui diriger sa colère au détriment de l’efficacité de sa lutte de libération et d’autodétermination, les suprémacistes togolais, membres actifs de réseaux ésotériques, infiltrant tant les partis de la mouvance présidentielle que ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo, ont besoin d’opposants institutionnalisés, dépendants d’eux, afin de mieux légitimer une vaste opération de démocratie de façade. C’est cette hypocrisie à vaste échelle, fédérant les opportunistes de tous bords, qui crée la confusion dans les esprits des citoyens togolais. Pourtant, il suffit de comprendre que s’il n’y avait pas un intérêt matériel et pécunier pour un retour sur investissement direct et immédiat, aucun des candidats déclarés et non-déclarés n’allait se précipiter pour aller aux élections qu’il ou elle est sûr de perdre par K. O. au premier tour des élections présidentielles, du fait :

  • d’une part, d’une liste électorale structurellement incomplète et falsifiée ; et
  • d’autre part, d’un processus électoral institutionnellement vicié.

Mais, si certains partis d’opposition tentent de justifier leur budget par la réception d’au moins 1 million de Franc CFA par représentation dans une des 117 communes, certains partis se précipitent pour ouvrir des représentations ou des fédérations dans chacune des communes du pays. L’addiction à l’argent est devenue une plaie pour le Togo et la source d’une conception erronée de l’économie du ruissellement de l’argent vers les « en-bas-d’en-bas » qui ne posent plus de question, tant la pauvreté et la misère abjectes dans laquelle Faure Gnassingbé et son système les a plongés, les empêche de réagir à froid. Mais, le pouvoir n’est pas à l’abri de la fatalité de l’insurrection et de l’insoumission généralisée, dès lors que la supercherie collective de ceux et celles qui vont ou veulent participer aux élections de la contrevérité des urnes sera démasquée.

Cette tromperie électorale, issue du partenariat « gagnant-gagnant entre les suprémacistes togolais et les candidats aux élections de la contrevérité des urnes » finira par révéler sa nuisance en termes d’accentuation du mal-être pour l’avenir du Peuple togolais. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ces candidats, addicts de l’argent, n’aient pas de projet de société commun à proposer au Peuple togolais, et tentent désespérément et sans succès de s’approprier celui qui est en préparation.

Ainsi va le Togo où tous les candidats de l’opposition institutionnelle savent qu’ils vont perdre lors des élections de la contrevérité des urnes de 2020, mais ils y vont quand même !

La raison principale est que la loi sur la décentralisation découpant le Togo en 117 communes a permis à Faure Gnassingbé d’offrir un budget conséquent à chaque candidat aux élections présidentielles de la contrevérité des urnes de 2020. En effet, plus le parti -ou même certaines associations- sont représentés ou font des réunions de sensibilisation ou de campagne électorale dans ces 117 communes, plus les fonds publics affectés unilatéralement et à la discrétion de Faure Gnassingbé pour le candidat ou les associations racoleuses sont importantes. Aussi, chacun peut comprendre pourquoi les candidats aux élections de la contrevérité des urnes sont nombreux, sûrs qu’ils sont de perdre au premier tour par K.O. technique, mais sûrs qu’ils sont aussi d’avoir fait le meilleur investissement et retour sur investissement en termes de rentrée d’argent. De ce fait qui est fou ?

Quel rôle pour le Peuple togolais dans tout ceci ? Celui d’un bouc émissaire qui parfois, accepte de suivre aveuglement comme des moutons ces têtes de pont, pseudo-politiciens de carrière. Peut-être que l’échec prévisible et annoncé de ces opposants institutionnels lors des prochaines élections présidentielle permettra enfin de réveiller un Peuple togolais déconcerté. Les citoyens togolais, des deux sexes y compris ceux de la Diaspora, n’arrivent plus à distinguer entre :

  • ceux des candidats ou non-candidats qui défendent leur propre intérêt personnel ou celui de leur réseau ; et
  • ceux qui véritablement ont opté pour être au service du Peuple et défendre les intérêts de ce dernier.

Pourtant, l’avenir du Togo en dépend, surtout que Faure Gnassingbé institutionnalise la discrimination entre le citoyen togolais de l’intérieur et le citoyen togolais de l’extérieur. Le vote de la diaspora unilatéralement organisé par le Pouvoir a pour objet de reproduire la contrevérité des urnes à l’étranger en gonflant le nombre de votants en faveur de Faure Gnassingbé.

2. L’ONU ET LA CEDEAO ONT TOUJOURS LÉGITIMÉ LA FRAUDE ÉLECTORALE DES SUPRÉMACISTES TOGOLAIS

Par la voix de Mme Maryse Quashie, le regroupement d’associations et de personnalités membres des Forces Vives « Espérance pour le Togo » lors de leur Conférence de presse du 14 novembre 20191, ont clairement confirmé qu’aucune démarche pour obtenir une réforme électorale avant les élections n’a jamais abouti au Togo. Les nombreuses défaillances d’un système de révision des listes électorales en 3 jours lors des élections législatives passées ont été constatées. C’est le lieu de rappeler l’impossibilité d’obtenir le rapport de l’audit du système électoral effectué par les experts de la CEDEAO.

La CEDEAO sous le couvert de la « fausse » confidentialité, préfère-t-elle devenir un « légitimateur » du système de Faure Gnassingbé en refusant de rendre des comptes au Peuple togolais d’un rapport qui dénonce les fraudes institutionnelles du système au pouvoir, alors qu’une partie des salaires payés à ces fonctionnaires et experts proviennent des impôts des citoyens togolais ? Est-ce le lien ésotérique qui lie certains de ces membres influents avec le pouvoir Togolais qui empêche la vérité d’être révélée au Togo sur le processus électoral de la contre-vérité des urnes ?

Il faut un délai raisonnable pour réaliser un recensement selon les normes internationales pour la fiabilité d’un fichier électoral et une refonte des institutions sans unilatéralisme du pouvoir de Faure Gnassingbé pour des élections crédibles, transparentes et justes au Togo. Bref, des élections de la vérité des urnes !

Toutefois, Faure Gnassingbé, qui refuse toujours de démissionner, a choisi d’organiser un système de vote des Togolais et Togolaises de la Diaspora discriminatoire afin de pouvoir gagner au premier tour de l’élection présidentielle de 2020. Comment ? En éliminant tous ceux qui pourraient voter contre lui et surtout en supprimant des pays entiers dans la liste des pays où le droit de vote à l’étranger aurait pu s’appliquer. Mais il y a pire…

3. VOTE À L’ETRANGER : LA DIASPORA TOGOLAISE DISCRIMINÉE PAR FAURE GNASSINGBÉ

Les Togolaises et Togolais de l’étranger font partie des discriminés. En effet, jusqu’à ce jour, l’Etat togolais a systématiquement refusé de recenser les 2,3 millions de citoyens de la Diaspora non recensés. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a unilatéralement opté pour faire voter uniquement les citoyens togolais qui pourront voter en sa faveur, ce uniquement dans six pays retenus et uniquement dans les capitales. Il s’agit de la France, des Etats-Unis, de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Nigeria et du Maroc… Autrement dit, les citoyens de la Diaspora togolaise vivant au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, Allemagne, Italie, Autriche, par exemple ne pourront pas voter. Comment s’opère la discrimination. C’est très subtil.

Pour qu’un citoyen togolais puisse voter, le pouvoir togolais exige la présence sur une liste électorale, actuellement incomplète et viciée, la présentation d’une carte d’électeur, qui elle-même est subordonnée à la possession et présentation d’une carte consulaire (obtenue depuis plus de six mois), d’une carte d’identité et souvent de manière cumulative, d’un passeport en cours de validité. En sachant que la carte consulaire n’a jamais été octroyée par le passé, et sélectivement aux citoyens togolais de la Diaspora. Mais si elle l’a été, cette carte consulaire n’a été délivrée qu’à ceux et celles auxquels le système de Faure Gnassingbé veut bien l’accorder. Le fait même de demander la présentation cumulative de tous ces documents permet d’exclure ceux des Togolais et Togolaises de l’extérieur qui sont susceptibles de ne pas voter en faveur du pouvoir. Le cas de l’Allemagne où le nombre de citoyens togolais est très important est patent.

En conséquence, il faut bien conclure que le pouvoir de Faure Gnassingbé institutionnalise un système de discrimination de la Diaspora en ne laissant voter que la partie de la Diaspora togolaise acquise à la cause du système RPT/UNIR.

Le fichier électoral actuel est obsolète, perverti et totalement altéré, autrement dit susceptible de faciliter la contre-vérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. L’assainissement de ce fichier électoral ne peut se faire sans une approche paritaire entre les représentants de la mouvance présidentielle et ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo. Il suffit pourtant que les autorités togolaises acceptent la présentation d’une simple carte d’identité, d’un passeport ou d’un certificat de nationalité pour permettre de voter sans passer par la case de la carte d’électeurs, encore moins de celle de la carte consulaire. Au Togo, l’enregistrement pour l’obtention d’une carte d’électeur se réalise en moyenne entre 4 et 8 heures ou pas du tout. La période proposée par le Gouvernement pour mettre à jour ce fichier en pleine période de préparatifs des festivités de fin d’année est limitée à trois jours, entre le 29 novembre et le 1er décembre 2019 ce qui suppose que moins de 5 % de la population pourra s’inscrire au cours de ces quelques jours de réajustement unilatéral du fichier électoral par Faure Gnassingbé. Et la France comme les autres pays du groupe des cinq en acceptent le principe !!!

Et c’est dans ces conditions iniques que le fameux ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, celui-là même qui a été condamné pour plagiat et n’a jamais obtenu son Doctorat d’Université de ce fait, a mis en place les commissions électorales d’Ambassades indépendantes (CEAI) où ses représentants, choisis au sein du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), vont pouvoir influencer, orienter et s’assurer que les votes de la Diaspora togolaise alignée puissent massivement octroyer une victoire à leur candidat issu de RPT/UNIR au premier tour de l’élection présidentielle qui aura lieu entre le 19 février et le 5 mars 2020.

C’est dans ces conditions que ce ministre « invite la Diaspora à se réunir autour des valeurs républicaines d’unité, de paix, de fraternité2 » suite à la révision unilatérale du code électoral permettant aux togolais de l’extérieur, alignés sur Faure Gnassingbé, de prendre part désormais à certaines consultations électorales. Quelle fourberie digne de la servitude zélée ! On comprend que toute alternance politique au Togo plongerait l’avenir de tels ministres et ses semblables dans un brouillard épais… C’est cette même nébuleuse non identifiée qui conduit certains agents à la solde de Faure Gnassingbé et ses affidés à tenter d’empêcher Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, de dire la vérité sur ce qui se passe au Togo.

4. MENACES DE MORT SUR MGR KPODZRO ET SES COLLABORATEURS : DES SUPRÉMACISTES LÂCHES ?

Il faut savoir que le combat qui est mené par la mouvance pour l’alternance au Togo contre le pouvoir de Faure Gnassingbé et la mouvance présidentielle est multiforme. Il est d’abord ésotérique, puis militaire et enfin civil. Autrement dit, personne ne peut prétendre faire tomber ce régime usurpateur et de contrefaçon de la vérité des urnes, si les combats pour la vérité des urnes, celui de la vérité des comptes publics et celui de la vérité tout court, ne sont pas menés à ces trois niveaux. Il n’est donc pas étonnant que le combat courageux, spirituel et d’engagement citoyen que mène Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour le bien-être du Togo et de son Peuple dérange et même neutralise partiellement les plans de Faure Gnassingbé, né le 6/6/66.

Il n’est pas acceptable qu’après avoir réussi l’impensable, à savoir mettre autour d’une table, une partie des opposants, -indépendants ou pas de Faure Gnassingbé, que Mgr Kpodzro et ses collaborateurs, notamment M. Marc Mondji3 et d’autres, soient l’objet de menaces physiques de mort, de chantages divers, pour les empêcher de dire la « vérité » sur ce qui se passe au Togo. Il s’agit principalement de faits inacceptables et allant en l’encontre de la dignité et de la vie humaines. Le prélat est dans son rôle !

Alors pourquoi la vérité dérange-t-elle à ce point Faure Gnassingbé ? Pourquoi ce dernier refuse de rencontrer Mgr. Kpodzro ? Pourquoi des anciens collaborateurs du Prélat ont été kidnappés et sont portés disparus ? De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur, lui le chef suprême de certaines forces ésotériques au Togo ? Sur quel base la gendarmerie nationale convoque unilatéralement un citoyen innocent, libre et qui ne fait que donner son « temps libre » pour assister Mgr. Kpodzro octogénaire.

Est-ce que Faure Gnassingbé cherche à empêcher Mgr Kpodzro de travailler avec ses assistants ? Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices vont faire disparaître les assistants de Mgr Kpodzro comme de nombreuses voies l’affirment dans les réseaux sociaux, ce en référence à la disparition de l’assistance de Mgr Kpodzro, Mr. David Ahlonkon, un chrétien laïc, directeur de cabinet de Mgr Kpodzro lors de la Conférence nationale qui a été kidnappé et est porté disparu jusqu’à ce jour.

Suite à une ancienne entrevue entre Faure Gnassingbé et Mgr. Kpodzro qui avait demandé une audience pour s’enquérir des faits, il en a résulté qu’aucune enquête officielle n’a jamais été entreprise à ce sujet. Faure Gnassingbé aurait affirmé ne pas savoir où est-ce que ce Monsieur David Ahlonkon pourrait se trouver4. Mgr Kpodzro confirme la disparition de ce dernier et vraisemblablement son exécution, restée inexplicable et impunie à ce jour. Est-ce que le fait qu’un citoyen togolais, fusse-t-il un Monseigneur, ne peut plus exprimer une pensée différente de la pensée unique des suprémacistes togolais, fascistes. Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices zélés n’ont d’autres choix démocratiques que de menacer de mort Mgr Kpodzro et ses collaborateurs dont Mr. Marc Mondji ? Pour est-ce que les Occidentaux se taisent quand le Peuple togolais défend la démocratie et souhaite une alternative politique différente de la politique actuellement menée par Faure Gnassingbé et son réseaux ésotériques et militaires. C’est d’autant plus inexplicables que le système de Faure Gnassingbé est fondé sur des fraudes électorales et économiques, de servitudes imposées, des injustices et des inégalités structurelles, bref, la mauvaise gouvernance.

Tout citoyen qui aime son pays a l’obligation et le devoir de faire prendre conscience à son peuple, en l’espèce le Peuple togolais, de ce que représente pour son mal-être, le fait d’accepter la servitude spirituelle, la dépendance envers un pouvoir autocrate, l’addiction envers l’argent et les honneurs octroyés par des dirigeants illégitimes, et enfin le fait de systématiquement accepter la contrevérité de Faure Gnassingbé comme la vérité.

5. TOGO : CONDITIONS DE TRANSPARENCE DES ÉLECTIONS, REFUS DE LA FRAUDE ET DE LA SERVITUDE

La contre-vérité des urnes n’est qu’une des déclinaisons de la gouvernance de la tromperie du Peuple et l’institutionnalisation de la falsification orchestrées par le système RPT/UNIR. Ce parti n’a pas d’avenir au Togo en cas d’alternance car il s’agit d’un parti ségrégationniste envers la grande majorité consciente du Peuple togolais. Suite aux menaces de mort de plus en plus insistantes de la part des agents zélés et proches du pouvoir de Faure Gnassingbé, Mgr Kpodzro a déclaré publiquement que « si quelque chose nous arrive, de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au Chef de l’Etat et ses collaborateurs. Je prends tous les Togolais, tous les Chrétiens à témoin. Si malheur arrive à l’un de nous, il faut qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du Chef de l’Etat et de tous ceux qui collaborent avec lui5 ». Comment est-ce que tous ceux qui connaissent la situation réelle de la dictature togolaise peuvent-ils ou elles rester encore silencieux ? Après Mgr Kpodzro, qui sera le prochain ?

Monseigneur Kpodzro, pasteur de paix, Archevêque et ancien Président du Haut Conseil de la République, ne cherche que le bien du Peuple togolais. Il a réussi à rassembler autour d’un groupe peu homogène, des responsables politiques qui s’affichent comme des « forces démocratiques ». Il faut bien constater que les membres de cette constellation sont enfin arrivés à la conclusion qu’il est impossible de proposer un énième dialogue avec le système RPT/UNIR sous la direction de Faure Gnassingbé et croire qu’il en résultera un dialogue sincère pour véritablement revoir, de manière effective et sur une base paritaire, les conditions de transparence effective des élections en général, et présidentielles en particulier.

D’ailleurs, depuis l’Accord Politique Global de 2006 (APG), les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ont toujours été demandées par l’opposition mais le pouvoir de Faure Gnassingbé est resté sourd, a toujours refusé d’honorer sa signature en refusant la mise en œuvre l’APG et a systématiquement roulé l’opposition dans la farine de manioc :

  • soit en achetant certains d’entre eux ;
  • soit en faisant semblant de mettre en place un dialogue dont le résultat permet de valider le statu quo.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que la CEDEAO et l’ONU et plus généralement les pays membres du groupe des cinq, servent de « légitimateurs » du système autocratique de Faure Gnassingbé, système qui maintient les citoyens togolais dans une servitude et un système contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme prônée par l’ONU elle-même.

Par ailleurs, tous les 27 dialogues politiques passés ont été des mascarades pour tromper le Peuple, gagner du temps, obtenir l’aval de l’ONU et de la CEDEAO, du Groupe des 5 (France, Allemagne, Etats-Unis, Union Européenne et surtout les Organisations des Nations Unies) pour justifier, sous le prétexte de la paix, le maintien de Faure Gnassingbé en place avec son aréopage de serviteurs qui lui doivent tout. Il est étonnant que les Etats-Unis, très jaloux en termes d’indépendance et de souveraineté d’actions, continuent à faire partie au Togo de ce cadre d’action qui légitime systématiquement la contrevérité des urnes au Togo.

Peut-être que chacun y gagne à défendre ses intérêts particuliers. La réalité est que tout ce beau monde n’a rien à faire de ces dirigeants du Peuple togolais qui sont connus pour être « achetables » ou « dociles » dès lors que l’on tue impunément. Si c’est cela le rôle de l’ONU, de la CEDEAO et du G5, quelle honte pour eux ! Quelle naïveté des dirigeants de certains partis de l’opposition togolaise de croire eux-mêmes – puis de faire croire en retour au Peuple togolais -, que ces organisations internationales vont venir résoudre une crise togolaise, sur laquelle elles n’ont cessé de souffler sur les braises qui couvent toujours, au point de risquer d’être mises à l’index en cas d’insurrection inopinée d’un Peuple en colère. Le réveil et la prise de conscience du Peuple togolais contre ces bureaucrates-diplomates dont la sincérité se mesure à l’aune de leur capacité à jouer double jeu et à dribbler le Peuple togolais grâce parfois à la naïveté des dirigeants des partis d’opposition – les révélations de Wikileaks sur l’Afrique en portent témoignage6 -, risquent de ne pas être contrôlables.

Si, comme le soutient Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, l’union fait la force, encore faut-il s’assurer que l’union dont on parle s’opère entre des personnalités qui veulent effectivement une alternance politique au Togo. Sur ce point particulier, rien n’est moins sûr !!!

Certains des membres de la structure en cours de formation dénommée « Forces démocratiques » sont connus pour leur engagement et zèle contre l’avènement de la démocratie, contre la vérité des urnes et pour le maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir, dès lors qu’il ou elle en tire un avantage pécunier officiellement ou discrètement. Mgr Kpodzro milite pour une candidature unique de l’opposition. Encore faut-il que le choix d’une candidature « unique » repose sur un projet de société unique. Or, il n’y a à ce jour aucune trace d’un projet de société unique, ni bien sûr d’une candidature unique puisque cette « bagarre » de leadership certaine entre les différents protagonistes a été repoussée à plus tard. En effet, Faure Gnassingbé et son système ésotérique-militaro-civil refusent tout dialogue. C’est donc une approche unilatérale effectuée dans l’opacité que le pouvoir va choisir pour :

  • organiser ses propres « conditions de « transparence » des élections » ; et
  • imposer son propre « processus de recensement électoral non exhaustif », en commençant par exclure 97 % de la Diaspora togolaise ; et
  • et empêcher près de 40 % des populations togolaises, empêchées par la bureaucratie d’obtenir une carte d’électeurs et de figurer sur une liste électorale vérifiable.

C’est donc ce système inique et léonin, donc illégitime, qui servira de cadre pour la prochaine élection présidentielle. Et l’ONU et la CEDEAO ont déjà dépêché leurs zélés commis de service pour préparer la légitimation de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. On peut comprendre pourquoi les Etats-Unis se méfient de plus en plus de l’ONU.

6. L’ONU ET LA CEDEAO ONT SYSTÉMATIQUEMENT SOUTENU LE STATU QUO AU TOGO

L’élection présidentielle au Togo dès le premier trimestre de 2020 s’apparente à une forme moderne de recolonisation pour empêcher l’autodétermination du Peuple togolais. Quelles que soient les stratégies erronées passées, il faut bien reconnaître que les institutions des Nations Unies, de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et bien sûr les pays comme la France, et l’Union européenne ont systématiquement mis leur nez dans les affaires togolaises pour, in fine, faire invariablement valider la contre-vérité des urnes.

A la demande expresse de Faure Gnassingbé, une mission conjointe ONU-CEDEAO a séjourné au Togo les 12-13 novembre 2019 pour « aider » à organiser des élections pacifiques au Togo, comme par le passé ! C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en charge de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, M. Mohamed Ibn Chambas a été remis, de nouveau, en activité. Ses liens avec l’ex-Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, sont suspects, surtout qu’il s’agit en fait stratégiquement de défendre d’abord des intérêts du réseau d’appui et de soutien de Faure Gnassingbé. Comment le Peuple togolais peut-il croire que des personnalités aussi carriéristes, façonnées par l’ambiguïté et menant un jeu aussi trouble, puissent contribuer à un avenir meilleur pour le Togo ? Comment le Secrétaire général de l’ONU peut-il se faire représenter par des personnalités aussi troubles ? De tels personnalités peuvent-elles représenter la neutralité, symbole de l’ONU ? Assurément que non ! Le non-remplacement de celui-ci constituerait une preuve de plus de la légitimation du système en place par l’ONU.

Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent publiquement au Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, ce pour l’honneur des Nations Unies et sa légendaire neutralité, de remplacer M. Mohamed Ibn Chambas pour le Togo. Il est demandé au Peuple togolais de ne plus jamais faire confiance à ces personnalités de la sous-région qui ont systématiquement fait échouer les efforts du Peuple togolais à faire émerger la vérité des urnes, et qui au fond sont co-responsables des 60 % de pauvreté et des inégalités qui affectent le Togo.

L’ONU et la CEDEAO se sont spécialisées dans l’organisation de « dialogues » dits constructifs qui aboutissent systématiquement au Togo au statu quo, c’est-à-dire qu’il y a bien une réforme constitutionnelle, institutionnelle et électorale mais celle-ci est unilatéralement décrétée et mise en œuvre afin de permettre à Faure Gnassingbé de perdurer de manière illégitime à la tête du pouvoir. L’ONU et la CEDEAO ont systématiquement minimisé le nombre de morts au Togo en 2005 (plus de 2000, alors que l’ONU a annoncé 500 morts, de toutes les façons inacceptables) et fait peu de cas des abus de droit, de pouvoir et des lois liberticides. En fait, l’ONU et la CEDEAO se contentent de réduire le niveau des tensions afin de faciliter le renouvellement au pouvoir du système de Faure Gnassingbé. L’ONU et la CEDEAO doivent être nettoyées de leurs influences ésotériques et organiquement.

L’ONU et la CEDEAO sont donc des légitimateurs du système illégitime des Gnassingbé. Ne pas le comprendre, c’est s’engager sur la voie d’une énième élection de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Secrétaire général des Nations Unies et à celui de la CEDEAO de ne pas s’associer à cette mascarade électorale et de l’exprimer publiquement sans ambiguïté. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA considèrent qu’il est urgent de faire stopper le processus électoral unilatéral en cours et d’engager immédiatement un cycle de conférences inclusives de réflexion, de décision et d’actions sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales sous l’égide d’un Gouvernement de transition.

Dans cette perspective, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA apportent leur soutien à toutes les actions et marches pacifiques, notamment celles annoncées par l’opposition togolaise et ayant pour thème : « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé », prévues en principe pour le 23 novembre 2019 ou à la nouvelle date en cas d’empêchement par le pouvoir de Faure Gnassingbé.

7. MANIFESTER CONTRE LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO

Lors de ces manifestations pour l’alternance au Togo, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA appellent le Peuple togolais à associer les actuels représentants de l’ONU et la CEDEAO au système Gnassingbé qui les opprime. Au Togo, ces organisations sont des pompiers pyromanes qui s’organisent pour que les élections au Togo ne soient pas démocratiques du fait d’un système biaisé en amont, pendant et après le scrutin. Ce sont les mêmes qui viendront vous dire une fois la forfaiture commise, à savoir l’annonce de la contre-vérité des urnes, que le Peuple togolais est allé voter dans le calme et la paix et que le scrutin est « globalement » conforme à ce qui se passe dans les démocraties dites « africaines ». Aussi en cas de violences post-électorales du fait des scrutins ne reflétant pas la vérité des urnes exprimée par le Peuple togolais, ces organisations sont les premières à venir tenter de calmer le jeu, profitant au passage, pour faciliter la tâche d’une certaine France et d’une communauté internationale qui systématiquement ont en commun validé le statu quo au Togo. Une honte pour l’ONU et la CEDEAO au Togo !!!

Ce n’est pas seulement un « NON au quatrième mandat de Faure Gnassingbé » qui doit être scandé lors des préparatifs à l’insurrection du Peuple togolais, mais c’est un « NON à la trahison de l’ONU, de la CEDEAO et de la Communauté internationale envers le droit du Peuple togolais à la vérité des urnes ».

Ces agents de l’ONU et de la CEDEAO, fonctionnent comme des réseaux d’influence, gravitant autour du système de Faure Gnassingbé, souvent juste pour préserver leur poste, leur carrière ou tout simplement se faire payer avec l’argent du contribuable togolais pour « services rendus ». Ce sont aussi ces pratiques qui ont jusqu’à présent empêché l’alternance politique au Togo.

C’est donc contre un système insidieux, mafieux et en définitif criminel que RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA s’insurgent et demandent au Peuple togolais de s’insurger. Car grâce au silence de ces institutions, on tue impunément et à bout portant des enfants au Togo, et l’assassin circule sans être inquiété au Togo. Quelle honte pour les Nations Unies, pour la CEDEAO, pour la France, pour l’Allemagne, pour les Etats-Unis, pour l’Union européenne si prompts à dénoncer le non-respect de la dignité humaine partout dans le monde ! Ce sont pourtant les premiers à accepter la falsification des urnes, dès lors que leurs intérêts sont protégés ou préservés, ce bien sûr aux dépens du Peuple togolais. Au diable les considérations humanistes ! Il suffit alors en contrepartie de jeter quelques miettes en termes d’aide au développement, d’argent, d’équipement avec du personnel non qualifié, sans expérience, pour que le tour de passe-passe soit accompli et que les médias mainstream distillent leurs infox, à qui veut bien les écouter et les croire, louant les vertus des Occidentaux et de leurs valets locaux en train d’aider le « pauvre » Peuple togolais.

8. CELUI QUI A DES INTÉRÊTS A DÉFENDRE NE PEUT DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE CELUI QUI EST OPPRIMÉ

Le Peuple togolais ne doit plus continuer à croire à ce qui n’est pas en réalité une aide au développement, mais qui sert de levier à la corruption institutionnalisée et à l’impunité du fait de l’approche budgétaire choisie par les pays fournisseurs d’aide au pouvoir de Faure Gnassingbé. Pourtant c’est depuis 1967 que la grande majorité de ce Peuple, – plus de 60 % – continue à croupir dans l’indigence, dans la misère et dans l’indignité… et les statistiques n’arrivent pas à tomber à 5 % ou 10 %. La faute à qui ? Certainement pas au citoyen togolais, encore moins à la Diaspora togolaise qui envoie près de 30 % de l’équivalent du budget togolais pour éviter la déchéance humaine dans les familles togolaises.

Alors que le Conseil des ministres du 13 novembre 2019 vient d’annoncer les prévisions du budget de l’Etat pour 2020 s’établissant en ressources et en charges à 1 466,2 milliards de FCFA, la Banque mondiale dans une mise à jour parue au mois d’avril 2019 de son rapport sur les transferts de fonds, a indiqué que les Togolais vivant à l’étranger ont transféré plus de 500 millions de dollars au Togo en 2018, (294 milliards de FCFA (294 117 647 058 FCFA 7))représentant 8,5 % du PIB selon la Banque mondiale. Toutefois, il faut rappeler que la Banque mondiale ne prend en compte que les transferts d’argent de la Diaspora qui sont enregistrés. Les transferts non enregistrés ne sont pas pris en compte et sont plus de 4 fois supérieurs à ce qui apparaît dans les enregistrements de la Banque mondiale. Si un Togolais du Nigeria ou du Ghana rentre au Togo avec son argent et le dépense au Togo, cela n’est pas enregistré par la Banque mondiale.

Aussi, plus de 70 % des transferts de la Diaspora ne sont pas enregistrés. En réalité, les transferts de la Diaspora togolaise, représentent près de 30 % de la richesse nationale togolaise (Produit intérieur brut (PIB). C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas encore eu d’insurrection massive. Mais si la Diaspora togolaise cessait d’envoyer ces transferts, alors le Peuple togolais acculé par la misère et les inégalités seraient déjà entré en insurrection et en désobéissance civile. La contribution de 8 % du PIB pour les transferts de la Diaspora togolaise et publié par la Banque mondiale n’est pas une référence de la vérité des transferts effectués. Cela a d’ailleurs pour conséquence de minimiser le rôle de la Diaspora et donner une justification pour le Togo de continuer à emprunter, au-delà de ses capacités d’endettement (plus de 70 %), et surtout sans rendre des comptes au Peuple, par la vérité des comptes publics.

Qu’est-ce qui se dit dans certaines chancelleries et dans les ministères en Occident ? Un Noir, pauvre et subissant l’indignité de ses bourreaux illégitimes à la tête de l’Etat togolais, c’est un problème entre eux… un problème de « nègre » … Ils n’ont qu’à s’entretuer… car si le citoyen togolais ne le sait pas, ce que l’on pense d’eux est qu’un « bon nègre, est un nègre mort » … C’est cela qui circule dans les milieux du politiquement correct où l’aide au développement est systématiquement remplacée par le retour sur investissement de l’aide. Cela n’enlève rien aux milliers d’acteurs de la société civile dédiés et qui soutiennent, dans des conditions parfois difficiles et précaires, le développement humain en Afrique, au Togo en particulier.

Autrement dit, comment augmenter la part du retour sur investissement de l’aide bilatérale, multilatérale en préservant et conservant, aux dépens du Peuple togolais, les autocrates illégitimes qui dirigent le Togo ? Si les dirigeants de l’opposition qui s’évertuent à faire appel aux Nations Unies, à l’Union européenne, à la CEDEAO, et aux bilatéraux comme la France ne comprennent pas que ces derniers ont subi une mutation et sont à l’image d’une partie des ecclésiastiques institutionnels qui légitiment le système de Faure Gnassingbé. Ces gens sont des ennemis du Peuple togolais, ce de manière structurelle.

Mgr Kpodzro, le Père Affognon et quelques-uns d’entre eux ont eu le courage de ne pas s’associer au « Mal ».

Sans tomber dans le travers d’une démarche binaire, l’alternative est finalement simple. Si le Peuple choisit d’accepter des miettes passagères pour faire valider la contrevérité des urnes, alors que ce Peuple subisse les foudres de son indignité ! Mais si ce Peuple retrouve les fondements de la MAÂT, à savoir l’innocence au sens ésotérique, politique, économique et social, alors ce Peuple ne peut et ne doit plus faire de compromissions avec ceux qui travaillent contre les intérêts du Peuple togolais et font semblant de lui donner du poulet congelé périmé à la place de son poulet bicyclette local et bio. La meilleure des techniques pour déresponsabiliser le citoyen togolais est de faire croire que la libération du Togo sera magique, automatique et viendra d’ailleurs. Mais c’est illusoire de croire que celui ou celle qui a des intérêts à défendre viendra défendre les intérêts de celui qui est opprimé, en raison justement de la primauté de la défense des intérêts étrangers et de ceux d’une oligarchie suprématiste togolaise adoubée par certains opposants légitimateurs.

A tel point que nombreux sont les citoyens togolais à n’avoir à la bouche que le mot magique « donne-moi », « c’est cadeau », « c’est magique », au point de confondre le mot « amène » avec « amen ».

9. AUCUN TOGOLAIS INDEPENDANT ET ENGAGÉ NE DOIT PARTICIPER AU PROCESSUS ELECTORAL DE LA CONTREVÉRITÉ DES URNES

Il n’est pas possible de croire au renouvellement entre 2020 et 2025 d’un système mafieux au Togo dont lesdites, Nations Unies, CEDEAO et plus largement la communauté internationale au Togo s’accommodent, voire structurent pour perdurer après 2020.

Peuple togolais, réveille-toi !!! On ne peut pas compter sur l’ONU, la CEDEAO. Il faut compter sur nous-mêmes, et s’assurer que celui ou celle qui veut l’alternance soit un acteur de ce changement. Ce n’est pas possible si le citoyen ou ses représentants ne sont pas indépendants de Faure Gnassingbé.

Le règlement de la crise togolaise ne peut être sous-traité à des étrangers, ni à des valets de puissances occidentales méprisant le Peuple togolais, et l’humiliant tous les jours par la mauvaise gouvernance économique pour laquelle des crédits sont systématiquement disponibles et renouvelés. Mais où va cet argent ? Peuple togolais, regarde ta poche ? Elle n’est pas trouée ! Les usurpateurs de la richesse togolaise sont connus.

L’unité du Peuple togolais passe par l’unité des personnalités responsables et engagées pour construire une Mouvance pour l’Alternance au Togo. Si les groupes constituant les « forces démocratiques » deviennent une réalité et non une juxtaposition de partis politiques dont les responsables veulent chacun aller à l’élection présidentielle de 2020, alors il importe de tenter de trouver une unité élargie. Ceci implique, non plus l’association des dirigeants de ces structures, mais celle très large des citoyens togolais membres des « forces démocratiques », de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), du Parti National Panafricain et tous les autres partis, associations, groupements et personnalités indépendants de Faure Gnassingbé. Cette nouvelle structuration de la vie politique aura l’avantage de clarifier le jeu et ne pas se retrouver avec un K.O. électoral au premier tour avec la contrevérité des urnes annoncée par le RPT/UNIR en tant que chef de file des partis politiques formant la mouvance présidentielle au Togo.

L’unité du Peuple togolais passe par l’engagement de chacun et de chacune mais sur une base de l’indépendance des uns et des autres vis-à-vis du système Faure Gnassingbé, tant en termes ésotériques, de refus de l’achat des consciences et une volonté d’aller vers l’insoumission généralisée, ce de manière pacifique.

Qu’aucun togolais indépendant et engagé, y compris dans la Diaspora, ne participe au processus électoral unilatéral organisé de manière illicite et trompeuse par Faure Gnassingbé et son système de la contrevérité des urnes.

10. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : L’URGENCE DES CONFÉRENCES INCLUSIVES

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent que :

10.1 la libération des tous les prisonniers politiques au Togo soit effective sans délai et que soit exigé de l’Etat togolais, un budget affecté au rétablissement de leur santé dégradée et aux compensations pour la destruction de leurs biens, et à la réhabilitation du fait des humiliations subies ;

10.2 la sécurité de Mgr Kpodzro et ses collaborateurs soit garantie par l’armée républicaine indépendante de Faure Gnassingbé et par le Peuple et les Zémidjans ;

10.3 le rejet des méthodes d’assassinats, de kidnappings et de chantage insidieux de Faure Gnassingbé et du pouvoir RPT/UNIR, envers les citoyens luttant pour la vérité des urnes et un meilleur avenir pour le citoyen togolais soit une constante dans les revendications pacifiques ;

10.4 le Peuple togolais tout entier comme au demeurant le RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA sortent pour soutenir la marche populaire du 23 novembre 2019 (ou toute date ultérieure) des citoyens engagés et indépendants de Faure Gnassingbé pour l’alternance au Togo. Le mot d’ordre principal demeure le « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé » et la « suspension/report du processus électoral en cours » en rappelant qu’il faudra concevoir que la légitimation de l’après-Faure Gnassingbé passera, entre autres, par le retour à la Constitution de 1992, l’organisation d’une transition politique, la refondation du processus électoral (recensement, fichier électoral, découpage électoral, indépendance des institutions électorales avec inclusivité et parité entre d’une part, la mouvance présidentielle et d’autre part, la mouvance pour l’alternative au Togo) et la participation à la proposition et à la mise en œuvre d’un projet de société commun ;

10.5 Les frais de la mise à disposition d’une carte d’identité togolaise ramenée à 1 000 FCFA et une structure unique de délivrance avec une délivrance en 48 heures sur la base d’une liste de moins de 2 documents à fournir (certificat de nationalité, certificat de naissance).

10.6 M. Mohamed Ibn Chambas de l’ONU et ses acolytes de la CEDEAO soient déclarés « PERSONA NON GRATA » par le Peuple togolais lors des manifestations à venir, parce qu’ils sont indésirables au Togo pour haute trahison diplomatique du Peuple, ce en sourdine ;

10.7 Faure Gnassingbé soit déclaré « PERSONA NON GRATA » au Togo par le Peuple togolais au cours de toutes manifestations pacifiques, ce pour avoir usurpé le pouvoir par la contre-vérité des urnes, la brutalité et les abus de tous ordres, ce ne sera que l’aboutissement naturel de plusieurs années d’illégitimité avec le retour à la Constitution de 1992 pour retrouver la légitimé du Peuple togolais ;

10.8 le principe de l’élaboration d’un projet de société commun soit accepté et adopté par le Peuple togolais indépendant de Faure Gnassingbé, afin de servir de document et de socle politique crédible d’unification de la mouvance pour l’alternance au Togo et conduire à une candidature commune et non une candidature unique ;

10.9 le processus de refonte électorale, institutionnelle et constitutionnelle soit obligatoire et ait lieu avant les élections présidentielles qui devront être repoussées dans le temps pour que le compteur soit « remis à zéro » pour le Peuple togolais, et non pour Faure Gnassingbé qui se prépare, sauf fatalité de l’insurrection, à rempiler pour deux mandats illégitimes de 5 ans ;

10.10 l’association du plus grand nombre de Togolais et Togolaises au processus de refondation de la démocratie se fasse par le biais d’un véritable cycle de conférences inclusives de réflexion et de décision, avec des représentants indépendants de Faure Gnassingbé et sans Faure Gnassingbé afin de clarifier la transparence du processus électoral et garantir l’expression effective de la vérité des urnes comme une alternative à la contrevérité des urnes programmée de Faure Gnassingbé ;

10.11 la simplification du paysage politique togolais structure le pays en deux grandes catégories, à savoir : les partis de la mouvance présidentielle d’une part, et les partis de la mouvance pour l’alternance au Togo d’autre part afin de faciliter l’émergence d’une équipe dirigeante pour porter une candidature commune sans interférence avec Faure Gnassingbé ;

10.12 la tenue urgente de conférences inclusives sans Faure Gnassingbé pour structurer la mouvance pour l’alternative du Togo en commençant par le processus paritaire et inclusive d’une offre politique commune sans les légitimateurs de Faure Gnassingbé.

Le 19 novembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : [email protected] et [email protected]

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

1 Forces Vives « Espérance pour le Togo » (2019). Conférence de presse des Forces vives « Espérance pour le Togo ». Les Forces vives Espérance pour le Togo se prononcent sur la situation de crise politique ». In la Gazette du Togo. Relayé sur youtube. 14 novembre 2019. Accédé le 16 novembre 2019. Voir https://www.youtube.com/watch?v=FRIrP30NIZM

2 Ekué, E. E. (2019). « Vote des Togolais de l’extérieur : M. Dussey invite la Diaspora à « se réunir autour des valeurs républicaines d’unité, de paix et de fraternité… ». In SavoirNews.net. 16 novembre 2019. Accédé le 16 novembre 2019. Voir http://www.savoirnews.net/vote-des-togolais-de-lexterieur-m-dussey-invit…

3 Un chrétien laïc. Ce dernier savait que le précédent collaborateur de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, lorsqu’il était le Président du Haut conseil de la République, Mr. David Ahlonkon, un autre chrétien laïc, directeur de cabinet de Mgr Kpodzro lors de la Conférence nationale, a été kidnappé par le pouvoir et a disparu jusqu’à ce jour, vraisemblablement tué par le Pouvoir de Faure Gnassingbé, qui « compatit » et qui dit ne pas savoir ce qui est arrivé à Mr. David Ahlonkon. ↩

5 La Gazette du Togo (2019). « Menaces de mort sur la personne de Mgr Kpodzro et de son collaborateur Marc Mondji ». In Youtube.com. Accédé le 17 novembre 2019. Voir https://www.youtube.com/watch?v=iLq8AnPRxQA

5 TOGOINFO (2019). “Togo : Mgr Philippe Kpodzro menacé de mort”. In Togoinfos. 14 novembre 2019. Relayé sur Youtube.com. Accédé le 15 novembre 2019. Voir https://www.youtube.com/watch?v=txtBzZQxaqI

6 Soudan, F. (2013). « Wikileaks : le Cocktail africain ». In Jeune Afrique. 18 avril 2013. Accédé le 18 novembre 2019. Voir https://www.jeuneafrique.com/137721/politique/wikileaks-le-cocktail-afri…

7 World Bank (2019). World Development Indicators 2019. World Bank: Washington D. C. ↩

Togo-Online.net

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