Le MPL somme la CEDEAO à mettre fin à la mission des deux « prétendus » experts électoraux

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Le Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL-Ablodéviwo) suit avec intérêt l’évolution de la crise sociopolitique que traverse le pays depuis plus d’un an. En conférence de presse ce mardi à Lomé, les responsables de cette formation politique ont vivement condamné les nouvelles violences militaires survenues ces derniers jours dans la ville de Sokodé et demandé à la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’arrêter de soutenir le régime RPT-UNIR.

Selon le parti politique du professeur Pascal Kossivi ADJAMAGBO, l’état de siège que le gouvernement togolais dit avoir levé sur recommandation de la CEDEAO n’est qu’un leurre. La psychose à l’intérieur du pays, notamment à Sokodé qui a encore été la scène de théâtre de violence barbare dans la nuit du 28 Octobre dernier illustre bien ce tableau funeste.

Pour le MPL, le climat politique et social devient de plus en plus dégradant au Togo dans l’attente des élections législatives à une date imposée par la CEDEAO. Et il est temps que l’institution sous régionale sort de son « silence complice » à l’égard du pouvoir de Faure Gnassingbé qui refuse de mettre en exécution la feuille de route prescrite pour une résolution pacifique de la crise politique togolaise.

« C’est la dernière sommation que nous faisons à la CEDEAO. Si elle ne fait pas fi de sa complaisance à l’égard du régime, nous appelons le peuple à prendre ses responsabilités », a déclaré Pascal Yigbé, secrétaire général adjoint du MPL.

Pour ce dernier, la 3ème réunion du Comité de suivi qui se tient actuellement à Conakry, doit être l’occasion pour la Communauté sous régionale de taper du poing sur la table en prenant clairement des mesures « contraignantes », en disant la vérité au régime en place au Togo, puis en exigeant la libération de tous les «otages politique » à une date bien indiquée.

« Nous ne comprenons pas pourquoi la CEDEAO fixe une date pour les élections mais elle n’a pas fixé de date pour les réformes et la libération des détenus politiques. Des miliciens ont opéré à visage découvert dans ce pays mais ils ne sont inquiétés de rien et ce sont d’honnêtes citoyens qui ne sont pas pour la gouvernance actuelle qu’on décide de mettre en prison. C’est inadmissible », a ajouté Pascal Yigbé.

Sur la question de siège à la CENI, cette formation politique récuse l’Union des Forces du Changement (UFC) pour avoir « transgresser le code morale de l’opposition togolaise », en appelant ses militants à voter le parti au pouvoir lors de la présidentielle de 2015. Les Ablodéviwo estiment que la Communauté sous régionale doit faire respecter par le parlement togolais la décision prise dans le relevé de conclusion du Comité de suivi afin que la nouvelle CENI, vraiment paritaire pouvoir-opposition, puisse exercer de manière crédible et fiable sa mission. D’autant plus que les tâches exécutées jusqu’à présent par la CENI controversée du Prof. Kadagan Kodjona n’est qu’une mascarade bien organisée.

En outre, le MPL demande à la CEDEAO de corriger son erreur de 2005, en mettant fin à la mission des deux prétendus experts électoraux.

Pour rappel, le Mouvement du Peuple pour la Liberté du professeur Adjamagbo est le dernier parti politique togolais porté sur les fonts baptismaux en février 2018 à Lomé. Cette formation politique des « Ablodéviwo » veut travailler et lutter résolument pour l’avènement et l’enracinement du « changement dans la gouvernance du Togo », par « l’alternance politique pacifique cordiale au Togo », « resserrer les liens de fraternité indissoluble du peuple togolais dans la justice, l’égalité et la convivialité, conformément au slogan le Togo, un seul peuple, une seule famille ».

Source : www.icilome.com

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