Le communiqué de la CEDEAO vu par Eric Dupuy

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Dans le communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’États et de Gouvernement de la sous-région ouest africaine tenue le samedi 14 avril 2018 à Lomé, l’opposition et la société civile togolaise ont été appelés à la préservation de la paix au Togo. Cet appel à la non-violation déplait fort bien à Eric Dupuy, le chargé à la Communication de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), parti membre de la Coalition des 14.

« La Conférence invite instamment tous les partis politiques et la société civile togolaise à s’abstenir de tout acte de violence et de tout agissement susceptible de constituer une menace à la paix et à la stabilité du Togo et de la région », lit-on au point 20 du communiqué de la CEDEAO.

Intervenant lundi sur une radio de la place, le bras droit de Jean-Pierre Fabre a livré ses analyses sur ce point 20 du communiqué qui semble taxer « les leaders de la Coalition des 14 » d’instigateurs des multiples répressions et troubles sociopolitiques que connait le pays depuis plus 8 mois.

Pour Eric Dupuy, cet appel à la non-violence particulièrement adressé la classe politique de l’opposition et la société civile montre à suffisance que certains présidents réunis autour du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO, samedi dernier, n’ont pas « la vraie mesure » de ce qui se passe au Togo.

« Ce qui se passe au Togo n’est nullement le fait des partis politiques, ni de la société civile. Il s’agit d’une répression sauvage et barbare de la part des corps habillés instrumentalisés par le régime », a-t-il souligné.

L’homme politique se dit persuadé que les pays comme le Bénin de Patrice Talon, le Burkina Faso de Roch Marc Christian Kaboré, le Nigeria de Muhammadu Buhari et le Ghana de Nana Akufo-Addo, eux, connaissent très bien la situation qui prévaut au Togo. « Ils sauront apprécier la situation », a-t-il ajouté.

Revenant sur la nomination des présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé comme facilitateurs de la CEDEAO pour la résolution de la crise togolaise, Eric Dupuy estime que « cela n’a rien de nouveau ». Puisque les deux dirigeants interviennent depuis dans la résolution de la crise togolaise.

Source : www.icilome.com

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