La mobilisation de contestation du pouvoir s’amplifie : Un gouvernement d’union, le piège pour noyer la lutte

La mobilisation de contestation du pouvoir s’amplifie : Un gouvernement d’union, le piège pour noyer la lutte

Depuis le déclenchement des mouvements populaires le 19 août, les militants et sympathisants de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition ne se sont autant mobilisés comme le samedi 18 novembre, l’apothéose des trois (3) jours de manifestations. Dapaong, Anié, Atakpamé, Badou, Kpalimé, Kévé, Afagnan, Aného, Tabligbo, Tsévié, Vogan, Lomé sont entre autres épicentres des trois (3) jours de manifestations les 16, 17 et 18 novembre.

A Lomé samedi, la mobilisation a battu le record au point que le ministre de la Sécurité Yark Damehame qui a l’habitude de dire des contre-vérités sur le nombre de manifestants, l’a estimé à dix-huit mille (18.000), la première fois depuis le 19 août. Cela montre que la stratégie de la coalition de faire l’apothéose un samedi, a largement payé.

En réalité, face à ces mobilisations monstres à travers le pays, tout pouvoir sérieux doit prendre conscience. Mais visiblement, ce n’est pas le cas. Des sources bien informées, Faure Gnassingbé qui ne souhaite pas de dialogue, continue de jouer au chrono. Il réfute toute idée de médiateur et est disposé à accueillir les missions de bons offices pour aider son pays à sortir de l’impasse.

Pour Faure Gnassingbé, s’il y a dialogue, ce serait sans condition. « Le chef de l’Etat n’entend rien lâcher. Pour lui, l’usure aura raison des manifestants. Pour cela, il ne veut pas de préalables pour le dialogue. Ce qui compte, c’est de former un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issue de la coalition de l’opposition » pour dit-on opérer ensemble les réformes, confie une source proche du pouvoir.

C’est un plan élaboré depuis 2015 au sortir du scrutin présidentiel contesté, croit savoir notre source qui ajoute que c’est ce qui explique que le fait que le Premier ministre Sélom Klassou n’a toujours pas démissionné de son poste de premier Vice Président de l’Assemblée
Nationale.

Un plan qui aurait du mal à passer pour la simple raison que la coalition de l’opposition ne trouve aucun intérêt dans un nouveau gouvernement d’union nationale après l’expérience douloureuse de 2007 avec Me Yawovi Agboyibo à la Primature.

Visiblement, le dialogue annoncé est un enfumage pour donner l’impression qu’on est préoccupé par la crise en cours. Il appartient aux forces démocratiques de savoir démêler l’écheveau.

www.icilome.com

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