Jerry J. Rawlings à Faure Gnassingbé : « Respectes les manifestations pacifiques au Togo »

La violence des répressions des populations et l’attitude belliqueuse de Faure Gnassingbé et de son régime envers toute revendication de droits au Togo commencent sérieusement à irriter des personnalités et surtout des anciens chefs d’État de certains pays d’Afrique de l’Ouest.

Jerry J. Rawlings à Faure Gnassingbé : « Respectes les manifestations pacifiques au Togo  »

En effet, après les « injonctions » rudement « diplomatiques » faites par l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo à Faure Gnassingbé lui demandant de démissionner car« il n’a plus rien à offrir aux Togolais », c’est au tour de l’ex-homme fort du Ghana et indéniablement l’architecte du système pacifique d’Alternance au pouvoir en cours actuellement dans ce pays, Monsieur Jerry John Rawlings d’apporter son soutien (oh combien espéré ! ) à la lutte pour l’Alternance que mène le peuple Togolais.

M. Rawlings désapprouve la barbarie du régime Faure Gnassingbé et les intimidations de son gouvernement à l’endroit des manifestants pacifiques. Il n’y ait pas allé de main morte. Ci-dessus une traduction des propos de Jerry John Rawlings

On doit respecter les manifestations pacifiques au Togo

La situation au Togo est très préoccupante. Le nombre de blessés ne cesse d’augmenter de même que celui des morts.

Le fait que certains commentaires font allusion à une guerre civile imminente montre à quel point la situation s’est détériorée. Ces récents commentaires sur une guerre civile ne surprennent pas. Cependant le ton intimidant de ces commentaires montre clairement la nécessité de prévenir une escalade dès maintenant. Une guerre civile ne peut jamais apporter de gains ni peuple ni au gouvernement.

Nous devons mettre l’accent sur le fait que les populations Togolaises ont répondu et réclamé pacifiquement leurs droits politiques. Nous devons respecter leur processus visant à faire entendre leurs causes surtout parce que ce processus se caractérise par la non-violence.

En cas de guerre civile, c’est le sang des civils non armés qui coulera le plus.

A l’heure actuelle, les manifestants auraient pu adopter un comportement violent, mais ils l’ont pas fait. Ils ont gardé leurs manifestations civiles et non-violentes dans les circonstances et, en tant que tel, les troupes gouvernementales se doivent aussi d’adopter des mesures pour s’assurer que la situation ne dégénère en une explosion sociale.

J.J.Rawlings

Traduit par 27avril.com

Source : Peace FM Online

27Avril.com