Jean-Pierre Fabre à propos du procès-verbal pré-signé : « C’est la première technique de fraude du RPT/UNIR »

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Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) vient de déposer son bulletin de vote dans l’urne. Il l’a fait au centre de vote du lycée de Kodjoviakopé.

Visiblement, Jean-Pierre Fabre, comme il le dit lui-même, détient des informations qui font état de fraudes dans des centres de vote. Le procès-verbal signé, découvert dans un bureau de vote dans le centre où il a accompli son devoir civique le conforte dans ses soupçons.

« Je suis très préoccupé. D’ailleurs, j’ai été informé de ce que dans ce centre de vote, un bureau de vote a déjà signé le procès-verbal de dépouillement. Je ne sais pas comment ça peut se faire. Ce n’est pas possible, mais ça a été fait. Tout le monde a signé, sauf le délégué de mon parti », a indiqué le président de l’ANC.

Et de rappeler les mêmes scénarii que développe le parti au pouvoir pour frauder les élections au Togo. « Au cours de toutes les élections, c’est la première technique du RPT/UNIR. C’est-à-dire qu’ils font signer des procès-verbaux sous des prétextes fallacieux, et le manque de vigilance des délégués de l’opposition fait que quand on leur donne quelque chose, sans réfléchir, ils signent », a-t-il ajouté.

L’ex-chef de file de l’opposition demande donc aux délégués de l’opposition de faire extrêmement attention dans les bureaux de vote. Il rappelle ensuite ce qui s’est passé lors de la présidentielle de 2015. Il a fallu l’intervention de l’ancien président du Ghana John Mahama et le président ivoirien Alassane Ouattara pour décanter la situation et permettre au régime en place de proclamer les résultats frauduleux.

Pour Jean-Pierre Fabre, le régime de Faure Gnassingbé est obligé de frauder les élections pour se maintenir au pouvoir. Et donc, les Togolais se doivent d’être vigilants, surtout en période électorale. Déjà, il craint que le taux participation ne soit faible, vu le peu d’affluence dans les bureaux de vote depuis ce matin.

Dans tous les cas, le président de l’ANC compte saisir par courrier, la CENI et la Cour suprême pour régler cet incident de procès-verbal pré-signé.

Source : www.icilome.com